Alors que la forêt de Fontainebleau a été en proie à plusieurs feux en pleine canicule, l’aveu d’un jeune sapeur-pompier volontaire relance une question : pourquoi ceux qui sont censés éteindre les flammes en viennent-ils parfois à les provoquer ?

En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 14:43 | mis à jour aujourd'hui à 15:24 - Temps de lecture :

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En pleine vague de chaleur, alors que plus de 2 000 hectares ont déjà brûlé dans la forêt de Fontainebleau, un sapeur-pompier volontaire de 18 ans a reconnu avoir déclenché l’un des incendies en mettant « le feu à des brindilles avec un briquet et de l’essence ».

Ce type de fait divers, rare mais régulier, met en lumière une réalité complexe: celle du pompier pyromane.

Qu’est-ce que la pyromanie ?

La pyromanie se caractérise par une envie irrépressible de mettre le feu, sans mobile rationnel comme l’argent ou la vengeance.

Contrairement à des comportements plus courants, comme des enfants qui jouent avec le feu par curiosité, la personne atteinte de pyromanie agit pour soulager une tension interne. Elle sait que son acte est dangereux, mais ne parvient pas à résister à l’impulsion.

  • Les signes typiques incluent une fascination intense pour le feu et ce qui s’y rapporte, une tension avant de passer à l’acte et un sentiment de soulagement - ou de plaisir - après. Ce trouble reste rare et ses causes exactes sont mal connues. Les chercheurs évoquent un mélange de facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux, notamment un dysfonctionnement dans les zones du cerveau liées à l’émotion et au contrôle des comportements. Photo Adobe Stock

    Les signes typiques incluent une fascination intense pour le feu et ce qui s’y rapporte, une tension avant de passer à l’acte et un sentiment de soulagement - ou de plaisir - après. Ce trouble reste rare et ses causes exactes sont mal connues. Les chercheurs évoquent un mélange de facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux, notamment un dysfonctionnement dans les zones du cerveau liées à l’émotion et au contrôle des comportements. Photo Adobe Stock

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  • La pyromanie se caractérise par une envie irrépressible de mettre le feu, sans mobile rationnel comme l’argent ou la vengeance. Contrairement à des comportements plus courants, comme des enfants qui jouent avec le feu par curiosité, la personne atteinte de pyromanie agit pour soulager une tension interne. Elle sait que son acte est dangereux, mais ne parvient pas à résister à l’impulsion. Photo Adobe Stock

    La pyromanie se caractérise par une envie irrépressible de mettre le feu, sans mobile rationnel comme l’argent ou la vengeance. Contrairement à des comportements plus courants, comme des enfants qui jouent avec le feu par curiosité, la personne atteinte de pyromanie agit pour soulager une tension interne. Elle sait que son acte est dangereux, mais ne parvient pas à résister à l’impulsion. Photo Adobe Stock

  •  celle du pompier pyromane. Photo Adobe Stock

    En pleine vague de chaleur, alors que plus de 2 000 hectares ont déjà brûlé dans la forêt de Fontainebleau, un sapeur-pompier volontaire de 18 ans a reconnu avoir déclenché l’un des incendies en mettant « le feu à des brindilles avec un briquet et de l’essence ». Ce type de fait divers, rare mais régulier, met en lumière une réalité complexe: celle du pompier pyromane. Photo Adobe Stock

Les signes typiques incluent une fascination intense pour le feu et ce qui s’y rapporte, une tension avant de passer à l’acte et un sentiment de soulagement - ou de plaisir - après.

Ce trouble reste rare et ses causes exactes sont mal connues. Les chercheurs évoquent un mélange de facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux, notamment un dysfonctionnement dans les zones du cerveau liées à l’émotion et au contrôle des comportements.

Par ailleurs, certains facteurs de risque ont été identifiés chez les personnes atteintes de pyromanie, comme le fait d’être un homme jeune, d’avoir vécu des violences ou traumatismes, de souffrir de troubles de l’humeur ou d’addictions...

Quand le pompier devient incendiaire

Dans le cas du pompier pyromane, c’est autre chose. Selon l’Université de Cambridge (Royaume-Uni), la plupart des pompiers condamnés pour incendie criminel refusent d'admettre leur culpabilité ou d'expliquer leurs actes. D’après différentes recherches, la pyromanie n’explique pas tout. Les spécialistes évoquent aussi d’autres motivations.

L’une des plus connues est la recherche de sensations fortes. Allumer un feu permettrait de vivre une montée d’adrénaline, suivie du besoin de se sentir partie prenante en intervenant en “sauveur”. Ce phénomène est souvent appelé le « syndrome du héros » : créer une situation de danger pour ensuite la résoudre et être valorisé.

Peut-on soigner la pyromanie ?

Du côté de la prise en charge, le traitement repose principalement sur la psychothérapie, en particulier les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), qui visent à modifier les schémas de pensée et les comportements.

A noter : Ces cas de « pompier pyromane » restent extrêmement minoritaires. La grande majorité des sapeurs-pompiers exercent leur mission avec engagement.

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