Alors que Donald Trump assure actuellement son second mandat à la tête des Etats-Unis, ses prises de position, ses décisions et autres sorties politiques interrogent assez souvent quant à son état de santé mentale. Or, des psychanalystes ont déjà donné leur avis à propos du chef d’état et ce, encore dernièrement.
Un délire, pas forcement une psychose clinique
Aujourd’hui âgé de 79 ans, Donald Trump a été le président des Etats-Unis de 2017 à 2021 et assure les mêmes fonctions pour un second mandat, depuis 2025. Force est de constater que le personnage ne laisse évidemment personne indifférent mais ses décisions et prises de position ne font pas seulement débat : celles-ci questionnent aussi sur son état mental. Pour rappel l’actualité du président a été récemment marquée par la réclamation du prix Nobel de la paix, l’extraction du président vénézuélien Nicolás Maduro, les déclarations sur le Groenland, le renforcement de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) et évidemment, la guerre en Iran.
Le 16 janvier 2026, la revue Le Grand Continent de l’École normale supérieure (ENS) a publié un article complet traitant de l’état de santé mentale de Donald Trump, une publication dans laquelle s’est exprimée Élisabeth Roudinesco, historienne de la psychanalyse. L’exemple donné est celui de la rencontre entre entre Donald Trump et Maria Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la paix 2025 et opposante politique vénézuélienne.
Durant cette entrevue, Maria Corina Machado a remis sa médaille à Donald Trump pour son soutien à la transition démocratique du Venezuela et pour « son engagement pour la liberté ». Sans grande surprise, la réaction du président fut lunaire, ce dernier ayant agi comme s’il s’agissait d’un prix réel. Pour Élisabeth Roudinesco, il s’agit d’une scène shakespearienne théâtre de l’expression d’un délire mais que cela ne signifiait par pour autant une psychose clinique de Donald Trump.
Crédit : Site officiel du projet Trumpmore
Un délire narcissique d’histrion ? Un narcissisme malfaisant ?
En réalité, tenter de poser un diagnostic réel sur les agissements et prises de parole du chef d’état est impossible, malgré les doutes et les interrogations. En revanche, il est clair que ces situations parfois grotesques témoignent des illusions de Donald Trump lui-même. Selon Élisabeth Roudinesco, l’intéressé vit dans un monde qu’il fabrique lui-même, un monde qu’il veut identique à son désir de toute puissance et donc, de jouissance. S’il est peut être question de folie, le fait est que le président ne plaisante pas. En effet, ce dernier vit pleinement les choses et alimente son propre culte fondé sur l’égo. En somme, nous faisons peut-être face à un délire narcissique d’histrion, c’est à dire un trouble se caractérisant par une quête d’attention extrême, une théâtralité excessive et une émotivité superficielle.
Rappelons que l’équilibre mental de Donald Trump questionnait déjà en 2018. A cette époque, des psychiatres et psychologues avaient lancé une pétition sur la plateforme Change.org. L’objectif ? Le déclarer mentalement malade avant de le démettre de ses fonctions. A l’origine de la pétition, le psychiatre John Gartner avait présidé un colloque durant lequel les professionnels s’étaient plus ou moins accordés sur la notion de « narcissisme malfaisant » concernant l’homme politique. Cependant, le psychiatre Allen Frances avait mis en garde sur ce genre de conclusion dans la mesure où Donald Trump ne semblait pas éprouver les souffrances inhérents au narcissisme, ni mêmes les handicaps.
En attendant de peut-être connaitre un jour le diagnostic mental précis du président étasunien, il est nécessaire de garder une chose en tête. Qu’il s’agisse de délire narcissique d’histrion ou de narcissisme malfaisant, le fait est que son entourage semble approuver, ce qui en soi, représente sans doute un détail rendant les choses encore plus dangereuses.


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