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Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, se demande si le Parti libéral du Québec (PLQ) a entretenu ces dernières années « des liens avec le crime organisé ». Des propos qui « s’approchent dangereusement de la diffamation », a déploré le chef libéral, Charles Milliard, vendredi.
« [Il y a eu] du financement qui est à l’évidence illicite, et ce sont des activités qui impliquaient des dizaines de personnes. Il y a des liens qui ont été faits avec un député fédéral. Est-ce qu’il y a des liens avec le crime organisé ? » s’est interrogé le chef péquiste en abordant les allégations ayant mené à la démission de l’ex-chef libéral Pablo Rodriguez, l’an dernier.
Le bilan de fin de session du PQ, le dernier avant les élections générales, a été largement dominé par les « déboires non résolus des libéraux en matière d’éthique et de corruption », vendredi.
« Ce qu’on sait avec certitude, c’est qu’il y a un événement de financement pour créer une caisse occulte qui a lieu », a-t-il rappelé, en référence à une soirée de financement tenue chez l’homme d’affaires Emanuel Cabral en avril 2025 lors de la course à la chefferie du PLQ.
Relancé sur ses propos, vendredi, Paul St-Pierre Plamondon a rappelé que l’Unité permanente anticorruption (UPAC) enquêtait à ce jour sur les pratiques de financement du PLQ. « Lorsque l’UPAC enquête, c’est parce qu’on soupçonne des activités criminelles », a-t-il avancé, ajoutant qu’il ne faisait « référence à personne ».
« Je ne peux pas vous dire si j’ai des hypothèses. Ce que je peux dire, par contre, c’est que l’électeur québécois, devant des faits qui sont avérés, devrait pouvoir se faire une tête » en vue du scrutin d’octobre, a-t-il lancé.
« Indigne » d’un aspirant premier ministre, lance Milliard
Dans une déclaration écrite, quelques minutes après la conférence de presse de « PSPP », le chef du PLQ, Charles Milliard, a qualifié les propos de son adversaire politique d’« indignes d’une personne qui souhaite accéder aux plus hautes fonctions de l’État québécois ».
« Nous allons prendre le temps de réécouter l’ensemble de l’intervention, mais une chose est certaine : certains propos s’approchent dangereusement de la diffamation. Nous invitons M. Plamondon à élever le débat, s’excuser et retirer ses propos. »
La Loi concernant la lutte contre la corruption stipule que l’UPAC enquête lorsqu’il y a « de la corruption, de l’abus de confiance, de la malversation, de la collusion, de la fraude ou du trafic d’influence ».
La lutte contre le crime organisé n’est pas au cœur de sa mission, mais le corps policier a le pouvoir de porter des accusations si, d’aventure, le crime organisé était impliqué.
D’autres détails suivront.


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