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Ce texte de 2016, qui pénalise les clients, marqua un tournant dans la lutte contre l’exploitation sexuelle. Mais il continue d’être critiqué et certains le jugent dépassé face au proxénétisme en ligne.
Il y a dix ans, le 13 avril 2016, la loi sur la lutte contre le système prostitutionnel était adoptée dans la douleur, après de longs mois de controverses. Soixante-dix ans après la fermeture des maisons closes, la France devient un pays « abolitionniste ». Une révolution au pays du libertinage, où la prostitution est souvent qualifiée de « plus vieux métier du monde ». La loi de 2016 interdit l’achat d’actes sexuels. Avec l’abolition du délit de racolage, les prostituées ne sont plus considérées comme coupables. Ce sont désormais les clients qui sont mis à l’amende : 1 500 euros pour l’achat d’actes sexuels. Après le mouvement #MeToo et l’affaire Epstein, ce changement de modèle ferait sans doute moins débat aujourd’hui.
Une décennie plus tard, que reste-t-il de ce tournant ? Si la loi a fait de la prostitution un « interdit social », son application sur le terrain reste partielle. En 2022, l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH)…


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