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À l’occasion de la Journée des parcs nationaux du Québec, la population était invitée par la Sépaq à se déconnecter des écrans samedi et à profiter gratuitement de la nature dans les différents parcs de la province. Des lieux qui sont par ailleurs sensibles aux changements climatiques et aux espèces envahissantes.
On essaie de prôner le fait de justement mettre de côté notre vie virtuelle un peu et d'être plus vraiment bien connectés à la nature, explique Mario Landry, directeur d’établissement du Parc national du Mont-Orford.
Et de profiter des bienfaits d'aller dans la forêt, d'aller faire une rando, d'aller monter une montagne, d'aller sur un lac en embarcation, c'est magnifique, puis c'est ressourçant.
C’est sûr qu’il y a des bienfaits au niveau de la santé de bouger dans la nature et un effet très calmant, souligne Carmen Archambault, qui a enseigné pendant environ une quinzaine d'années la randonnée au cégep.
Elle estime que la randonnée est un sport que l’on peut pratiquer à tout âge, à son rythme.
Mme Archambault remarque aussi que les gens sont souvent plus courtois et amicaux sur les sentiers.
L’enseignante à la retraite espère voir d’autres initiatives, comme la Grande déconnexion proposée par la Sépaq, pour inciter les gens à lâcher de plus en plus le téléphone.
Mario Landry et Carmen Archambault remarquent par ailleurs tous les deux que les parcs nationaux sont devenus très populaires depuis la pandémie de COVID-19, alors qu’à l’époque la randonnée était une des quelques activités permises par les mesures sanitaires.
Avant la COVID, quand il faisait mauvais, il y avait pratiquement personne dans le stationnement [...] maintenant on voit des gens tout le temps.
M. Landry affirme que le Parc national du Mont-Orford cumule près d’un million de jours-visites chaque année.
Il ajoute que le parc est en mesure de recevoir autant de visiteurs, mais que chacun doit faire sa part pour le préserver. On mise beaucoup sur les principes du "sans traces". C'est-à-dire que, quand tu viens au parc, tu ramènes tout ce que tu avais avec toi, tu ne laisses pas des déchets en sentier, tu ne sors pas des sentiers non plus.

Mario Landry affirme que la gestion d'un parc national apporte son lot de défis.
Photo : Radio-Canada / Cédric Bérubé
Pour sa part, Mme Archambault note qu’elle a dû adapter ses habitudes et choisi des moments où les sentiers sont un peu moins achalandés pour faire de la randonnée.
Des écosystèmes sensibles aux changements climatiques
Le maintien des parcs est un travail colossal, affirme Mario Landry. Le principal défi, selon lui, est le maintien des infrastructures et des sentiers, dans un contexte de changements climatiques.
Avec les grosses quantités d'eau qu'on peut recevoir parfois, tout ce qui est ponceau, tout ce qui est gestion de l'eau, ça nous amène des défis énormes de maintenir ces actifs-là en place. Ça chiffre en centaines de milliers de dollars.
Il donne aussi en exemple l’infestation par l’agrile du frêne, qui a forcé l'abattage de milliers d’arbres dans le parc national.
Mario Landry croit d’ailleurs que l’environnement n’est pas assez présent dans la campagne électorale. On en parlera peut-être jamais assez là. Je ne parle pas nécessairement des candidats d'Orford, je parle de façon générale et je m'inclus là-dedans.
La gestion des espèces envahissantes fait partie du travail d’Anaïs Carbonneau, technicienne en milieu naturel au Parc national du Mont-Orford. Elle s’efforce, avec ses collègues, d’empêcher les plantes envahissantes de prendre trop d'espace et de limiter la biodiversité.
La contamination peut être causée par des fragments de plantes qui se trouvent sur les souliers, et les véhicules, et les embarcations, d’où l’importance de les nettoyer.

Anaïs Carbonneau remarque un grand intérêt du public pour son travail, et remarque que la plupart des visiteurs avec qui elle interagit sont au courant de l’impact des plantes envahissantes sur l’environnement.
Photo : Radio-Canada / Cédric Bérubé
Il faut que les gens soient intéressés, pour que nous, on puisse continuer à travailler, conclut Anaïs Carbonneau.
Avec les informations de Cédric Bérubé


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