Aider sa mère à se laver, habiller un conjoint dépendant, s’occuper de son enfant handicapé… Depuis un arrêt du Tribunal fédéral de 2019, ces gestes peuvent être payés par l’assurance obligatoire. Le proche n’a pas besoin de formation, mais il doit être employé par une organisation de soins à domicile. «Il y a énormément de sociétés qui ont vu, je pense, une brèche dans le système», constate la socialiste fribourgeoise Valérie Piller Carrard, rapporteuse de la commission de la santé du National.
Cette brèche a un prix. Selon le rapport du Conseil fédéral d’octobre 2025, ces organisations encaissent en moyenne 80 francs par heure de soins, alors que le proche touche un salaire brut d’environ 35 francs. Les heures facturées ont plus que sextuplé entre 2022 et 2024, et une seule entreprise, apparue en 2023, pesait déjà près de 45% du volume recensé. La faîtière des assureurs Prio.Swiss estime désormais la facture à au moins 350 millions de francs par an.


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