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Procès pour viol collectif : le consentement au cœur des plaidoiries

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La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.

La journée était dédiée aux plaidoiries de Nicolas Isabelle, l’accusé dans cette histoire

La défense a voulu démontrer que les relations sexuelles entre Nicolas Isabelle et la présumée victime étaient consentantes et parfois même initiées par la femme.

Infidèle, mais pas agresseur selon la défense

Il a notamment été question du soir de l’agression sexuelle de groupe alléguée. Selon l’avocat de la défense, la femme s’attendait à des actes sexuels sur les amis de son amant. Me Jean-François Lauzon a ajouté que, durant la soirée, elle avait une attitude à laisser croire à un consentement. Nicolas Isabelle est notamment accusé de voyeurisme. Là encore, la défense a tenté de convaincre le juge que les deux parties étaient d’accord à filmer leurs ébats. Vers la fin de sa plaidoirie, Me Lauzon a mentionné que son client était peut-être un mauvais mari, un infidèle, mais pas un agresseur.

Deux versions qui s’opposent

C’est une tout autre version qui a été plaidée au juge Jacques Trudel par la Couronne. Celle-ci n’a pas nié les relations sexuelles, mais a soutenu que la présumée victime n’avait jamais donné son accord explicite. Selon la Couronne, les accusés ne pouvaient pas déduire par eux-mêmes qu’elle était consentante. Selon ce qui a été plaidé, elle aurait été victime d’actes sexuels où elle dit s’être sentie déguelasse durant cette soirée. La procureure de la Couronne, Catherine Goyette, a rappelé que Nicolas Isabelle s’était même excusé à la dame de l’avoir prêtée à ses amis durant l’événement qui remonte à l’été 2020.

La balle est maintenant dans le camp du juge Jacques Trudel qui devra déterminer du sort de Nicolas Isabelle et Simon Garceau. Il a mentionné qu’il devra prendre du temps afin de revoir la preuve et réécouter les témoignages avant de trancher.

Il rendra sa décision le 17 décembre.

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