Des hôtels, des restaurants et récemment un camping dans le canton de Berne qui affichent des restrictions d’âge, ou encore des wagons de trains interdits aux enfants en France: les exemples «No kids» se multiplient, alors que ce mardi célèbre la Journée internationale de la jeunesse. Le besoin de calme et de confort des adultes est certes légitime, mais pourquoi seuls les enfants seraient exclus de certains espaces collectifs? Imaginez les réactions outrées si cette discrimination portait sur un autre segment de la population, nous rappelant une époque pas si lointaine, en Suisse, où certains établissements publics s’annonçaient comme «interdits aux chiens et aux Italiens».
Dans l’espace privé, l’enfant est souvent chéri, valorisé, protégé. Mais dans la sphère publique, il reste largement absent, peu consulté, rarement considéré comme un interlocuteur sérieux. Sa parole est encore trop souvent perçue comme accessoire. Cette discrimination fondée sur l’âge définit où, quand et comment la présence et la parole des enfants sont légitimes.


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