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Le prix Nobel 2025 récompense une découverte vitale que vous portez tous en vous. Mary E. Brunkow, Fred Ramsdell et Shimon Sakaguchi ont percé un secret fondamental du système immunitaire, un mécanisme jusqu’ici méconnu qui pourrait transformer notre compréhension de la santé et des maladies.
Le Prix Nobel de physiologie ou médecine 2025 a été attribué ce lundi 6 octobre à Mary E. Brunkow, Fred Ramsdell et Shimon Sakaguchi pour leurs découvertes majeures sur la tolérance immunitaire périphérique. Leurs travaux ont permis de comprendre comment le système immunitaire distingue les cellules du corps des agents pathogènes, évitant ainsi les attaques auto-immunes. Une avancée fondamentale qui ouvre la voie à de nouvelles thérapies contre les maladies auto-immunes, certains cancers et les rejets de greffes.
Le thymus : le gardien silencieux de notre immunité
Depuis les années 1980, les scientifiques savent qu'une première « sélection » des lymphocyteslymphocytes TT, ces cellules essentielles à notre défense, se déroule dans le thymus, un petit organe situé au-dessus du cœur. Chaque lymphocyte T est testé : s'il risque de reconnaître nos propres cellules comme ennemies, il est éliminé. Ce processus, appelé tolérance centrale, protège l'organisme contre les maladies auto-immunes.
Pourtant, certains lymphocytes T échappent à cette sélection. Cela a laissé les chercheurs perplexes : comment notre corps empêche-t-il ces cellules potentiellement dangereuses de déclencher des réactions auto-immunes ? La réponse allait venir des travaux récompensés par le Prix Nobel 2025, révélant un deuxième niveau de contrôle vital pour notre immunitéimmunité.
Shimon Sakaguchi et la découverte des lymphocytes T régulateurs
Au début des années 1980, Shimon Sakaguchi, au Japon, mène une série d'expériences sur des souris dépourvues de thymusthymus. Il constate que certaines souris développent des maladies auto-immunes violentes, mais que l'injection de lymphocytes T matures prélevés sur des souris saines les protège.
Après plus de dix ans de recherches, en 1995, Sakaguchi identifie un type particulier de cellules, les lymphocytes T régulateurs (ou cellules Treg), capables de freiner les réactions immunitaires excessives.
Ces « gardiens de l'équilibre » empêchent le système immunitairesystème immunitaire de s'attaquer à lui-même et maintiennent la paix dans l'organisme. Cette découverte a bouleversé la compréhension des maladies auto-immunes, dans lesquelles ces cellules sont souvent déficientes.
Mary Brunkow, Fred Ramsdell et le rôle du gène FOXP3
Quelques années plus tard, Mary E. Brunkow et Fred Ramsdell, alors chercheurs dans une société de biotechnologiebiotechnologie américaine, ont identifié le gène FOXP3, indispensable au développement des lymphocytes T régulateurs.
Ils ont montré que des mutations de ce gènegène provoquent de graves dérèglements immunitaires, comme le syndromesyndrome IPEX, une maladie auto-immune rare touchant les enfants.
Cette découverte a confirmé le rôle central des cellules T régulatrices et du gène FOXP3 dans le maintien de la tolérance immunitaire, ouvrant un champ entier de recherche en immunologie.
Comment les lymphocytes T régulateurs nous protègent. © Comité Nobel de physiologie ou médecine. III Mattias Karlén
Les lymphocytes T régulateurs : un levier pour de nouveaux traitements
Les découvertes de Brunkow, Ramsdell et Sakaguchi ouvrent la voie à une médecine où le système immunitaire pourrait être modulé avec précision. Dans le cancer, les chercheurs cherchent à freiner les lymphocytes T régulateurs qui protègent parfois les tumeurstumeurs, tandis que dans les maladies auto-immunes ou après une greffe, l'objectif est de stimuler ces mêmes cellules pour calmer les réactions immunitaires. Des stratégies innovantes sont déjà testées : on multiplie les Tregs en laboratoire avant de les réinjecter, ou on utilise des moléculesmolécules comme l'interleukineinterleukine-2 pour en favoriser la prolifération directement dans l'organisme.
Réagissant à l'annonce du Prix Nobel, Shimon Sakaguchi a déclaré : « Je pense que cela encouragera les immunologistes, puis les médecins, à utiliser les Tregs pour traiter les maladies immunologiques, contrôler l'immunité contre le cancer, ou pour la transplantationtransplantation d'organes, ou pour améliorer ou sécuriser la transplantation afin de prévenir le rejet. Nous espérons vraiment une telle extension, et si nous pouvions contribuer à ce développement, ce serait très appréciable. »
Cette reconnaissance souligne que comprendre nos « gardiens immunitaires » n'est pas seulement une avancée théorique : c'est un tremplin pour développer des traitements plus ciblés, plus sûrs et plus efficaces, capables de protéger l'organisme dans des situations où l'équilibre du système immunitaire est crucial.


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