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Prix des carburants et surplus fiscal, David Amiel dévoile les premières estimations du gouvernement

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Économie 03/04/2026 12:43 Actualisé le 03/04/2026 13:00

David Amiel a rappelé que la crise allait coûter cher à la dette de l’État du fait de la hausse des taux d’intérêt. Le ministre des Comptes publics rejette l’idée d’une « cagnotte »

Le gouvernement a finalement dévoilé quelques chiffres. Face à la hausse du prix des carburants, dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, plusieurs partis d’opposition ont accusé l’État de s’enrichir sur le dos des Français grâce aux taxes et au fameux « surplus fiscal ». Après des semaines d’invectives, le ministre des Comptes publics, David Amiel a livré au micro de franceinfo une première estimation ce vendredi 3 avril : 270 millions d’euros.

Une somme qui se compose de deux volets, la TVA d’un côté, et l’accise de l’autre. « Les premières estimations dont je dispose, c’est un supplément de TVA sur les carburants par rapport à mars 2025 de 120 millions d’euros », a d’abord expliqué David Amiel avant d’ajouter : « sur l’accise qui dépend du volume, comme on a eu paradoxalement un surcroît de consommation au début du mois, on a un surcroît temporaire d’accise qui s’élève à 150 millions d’euros mais on assiste à une baisse de la consommation en ce moment ».

Le ministre a contrebalancé cette somme de 270 millions d’euros en évoquant les aides débloquées par le gouvernement, soit 70 millions pour les professionnels (notamment les transporteurs) et 60 millions pour le chèque énergie.

Surtout, David Amiel a rappelé que la crise allait coûter très cher à la dette de l’État du fait de la hausse des taux d’intérêt, liée là encore au conflit au Moyen-Orient. « Les coûts pour les finances publiques se comptent en milliards là où des recettes très temporaires se comptent en millions (...) Dans le même les estimations du coût de la dette pour 2026 sont de 3,6 milliards d’euros en raison de la hausse des taux d’intérêts ». Une situation, a-t-il insisté, qui ne va pas aller en s’arrangeant pendant le mois d’avril, le ministre écartant à nouveau toute aide généralisée.

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