NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La campagne des prochaines élections municipales (15 et 22 mars 2026) a déjà offert son lot de surprises. Tour d’horizon des profils les plus atypiques.
Les élections municipales prévues ces dimanches 15 et 22 mars 2026 sont loin d’être réservées aux seuls professionnels de la politique. Parmi les milliers de candidats en lice, certains profils sortent nettement du lot : un prince en Inde, un moine, des footballeurs de Ligue 1 et Ligue 2, des visages (très) jeunes et des (vraiment) moins jeunes. Tour d’horizon de ces candidatures pas comme les autres.
Linge sale en public
Ils sont de la même famille, mais pas du même bord. À Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe (Orne), la famille Bigot se déchire : Yves, 64 ans, se présente aux élections municipales face à son frère Philippe, 62 ans et maire de la commune depuis plus de trente ans, selon Ouest France . Dans ce village de 1000 habitants, «il y a des choses qui ne vont plus», affirme l’aîné, déterminé à renverser son cadet. Même duel fratricide à Saint-André, à La Réunion, où les frères Laurent Virapoullé et Jean-Marie Virapoullé se présentent tous deux face au maire sortant, mais sur deux listes différentes.
À Mennecy, dans l’Essonne, le maire sortant Jean-Philippe Dugoin-Clément brigue un quatrième mandat mais ne s’attendait probablement pas à devoir affronter Xavier Dugoin, son père, maire de la commune jusqu’en 2011. «Je ne l’ai jamais appelé “Papa”, il ne m’a jamais dit “je t’aime”», confie le fils à nos confrères du Point . Ambiance. Eux forment un sacré duo mais ne sont pas de la même famille : Jérôme Squelard et Arnaud Pageaud se partagent en binôme la mairie de Teillé (Loire-Atlantique) depuis 2020. Une gouvernance unique en son genre, appelée à se poursuivre lors du prochain mandat.
Pas une question d’âge
Les deux doyens des maires français souhaitent rempiler pour six ans, ce qui les conduirait à terminer leur mandat à plus de 100 ans. Mais Yves Bahu, 93 ans, élu à Priez (Aisne) et Guy Delattre, 94 ans et élu à Gorges (Somme) se sont lancés dans la bataille avec l’énergie des premiers jours. Le premier est même l’édile le plus ancien de France. La Ve République avait à peine un an la première fois qu’il a été élu ! La doyenne des maires femmes de France, Yvette Vigié, souhaite également conserver son siège à Nabirat (Dordogne), à l’âge de 93 ans.
À l’opposé du spectre, le jeune Quentin Calbris est candidat à la mairie de Giberville (Calvados) à seulement 18 ans. Étudiant en 1ère année de licence de science politique à Rouen, il est à la tête de la liste «Alternative citoyenne». Sur son compte Instagram, il se définit comme un «produit 100% local, made in Giberville, garanti sans parachutage et sans étiquette». Le plus jeune maire de France, Hugo Biolley, 24 ans aujourd’hui, avait été élu en 2020 à seulement 18 ans dans la commune de Vinzieux (Ardèche). Il est candidat à sa propre succession.
Le prince, le moine et le clown
La commune de Sin-le-Noble, dans le Nord, a vu débarquer un candidat pour le moins inattendu : Barthassarady Gilbert Dineshradja, 38 ans, un ex-conseiller bancaire, acteur, mais surtout... prince en Inde. Il raconte que sa grand-mère paternelle fait partie d’une famille de nobles de la principauté de Pallakaad et de Tumkür, dans l’ouest du pays, selon La Voix du Nord. Sa notoriété sur les réseaux sociaux est énorme, notamment sur Instagram, où il cumule plus de 800.000 abonnés.
Autre candidature insolite, celle du frère Jean-Philippe Duval, à Solesmes (Sarthe). Ce moine bénédictin de l’abbaye Saint-Pierre est déjà élu mais remet son mandat de conseiller en jeu, à 71 ans. Il figure sur la liste du maire sortant, Pascal Lelièvre. Selon Le Parisien, le frère Duval entend défendre les intérêts du monastère. Il se plie à la distribution de tracts, entre ses sept prières quotidiennes. «La profession de foi de notre équipe ? Je n’aime pas trop ce mot, cela ressemble au sacrement chrétien, mais c’est ainsi», raconte-t-il.
À lire aussi Solesmes: dans le secret d’une abbaye millénaire
Enfin, impossible de passer à côté de Rémi Gaillard, dont nous avons fait le portrait tout récemment dans nos colonnes. L’humoriste de 51 ans, dont les vidéos d’impostures sur internet cumulent plusieurs milliards de vues, entend battre le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, avec une campagne et un slogan détonants : «Yes we clown». Fervent soutien de la cause animale, il «adorerai[t]» que les citoyens sur sa liste soient élus. «Ils sont le peuple et ils en ont marre. Ils ont envie de le foutre au cul de tous les politiques», explique-t-il.
La balle est dans leur camp
Plusieurs personnalités du monde du sport se sont lancées tête baissée dans les municipales. Certains sont même encore en activité. C’est le cas de plusieurs footballeurs professionnels, dont Lionel Mpasi, gardien du Havre en Ligue 2 et 34e sur la liste «Rodez en partage» à Rodez (Aveyron), et Johan Gastien, milieu de terrain à Clermont en Ligue 2 et 7e sur la liste «Demain se dessine ensemble» à Sayat (Puy-de-Dôme), surnommé «Monsieur le maire» dans les vestiaires. Déjà élu en 2020 à Saint-Jean-de-Linières (Maine-et-Loire), Pierrick Capelle, milieu de terrain du Angers SCO en Ligue 1, siégera à nouveau au conseil municipal puisque la liste sur laquelle il figure est la seule en lice.
Côté ballon rond, citons également l’emblématique ex-président de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, en tête des sondages pour le premier tour à Lyon. Le ballon ovale n’est pas en reste puisque le grand Serge Blanco, 93 sélections avec le XV de France, est candidat sans étiquette à Biarritz. Enfin, vous avez récemment pu lire dans nos colonnes un entretien avec Marie Martinod, double médaillée d’argent aux JO d’hiver en ski acrobatique, figure en tête de la liste «Montagne d’avenir» à Aime-la-Plagne (Savoie). «Je trouve ça chouette de me servir de l’olympisme et de tout ce que ça a changé dans ma vie pour amener le plus de confort possible aux gens», confiait-elle.
Sa peine, il l’a payée
Yann Fleurquin, 35 ans et colistier de la liste RN aux municipales à Ajaccio, condamné pour un assassinat en 2005. L’homme avait été condamné à 12 ans de réclusion criminelle pour l’homicide de Pascal Le Goff, un Breton de 47 ans vivant en situation de grande précarité. «Ma peine, je l’ai payée», explique-t-il à Corse-Matin.
Communes sans maires, maires sans habitants
Six communes de la Meuse ont été détruites en 1916 pendant la bataille de Verdun. Jamais reconstruits depuis, les villages n’ont aucun habitant... mais ils ont des maires ! «Je ne m’occupe pas d’habitant mais des aïeux, de la mémoire de la France», explique Stéphanie Coupade, édile d’Haumont-près-Samogneux, à nos confrères d’Europe 1. Ces maires d’un genre particulier sont nommés, pas élus.
À l’inverse, plusieurs dizaines de communes de France, celles-là bien habitées, n’ont aucun candidat. Aucun vote ne sera organisé. Mais il faudra une nécessairement une nouvelle élection dans les trois mois. En attendant, afin de gérer les affaires courantes, ces villes et villages seront placés sous la tutelle d’une délégation spéciale de trois personnes mandatées par la préfecture.


2 month_ago
208



























.jpg)






French (CA)