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Des chercheurs au Nouveau-Brunswick veulent réduire les risques de blessures des personnes soignantes dans les foyers de soins. Ils reçoivent un financement de 1,6 million de dollars sur quatre ans afin de mener leurs travaux.
Les foyers de soins sont considérés comme l’un des lieux de travail les plus dangereux en raison d’un nombre élevé d’accidents du travail, souligne Denise Paradis, directrice générale de l’Association de sécurité des soins continus du Nouveau-Brunswick, l’un des partenaires du programme de recherche.
Les préposés aux soins effectuent des tâches physiques. Par exemple, ils aident des résidents à se déplacer, à se tourner sur leur lit, à s’habiller et à prendre un bain. Ils font parfois des efforts physiques excessifs en effectuant ces tâches, affirme Denise Paradis, interviewée lundi à l’émission La matinale, d’ICI Acadie.
Des professeurs de l’Université de Moncton et de l’Université du Nouveau-Brunswick dirigent le programme de recherche auquel participeront plusieurs étudiants.
Il s’agit d’examiner les exigences physiques du travail dans les foyers de soins, et d’élaborer et d’évaluer des solutions pour améliorer la sécurité des préposés aux soins et des résidents.
De l'équipement robotisé
L’équipe entreprendra plusieurs projets de recherche dans le domaine des soins de santé et de l’ergonomie. Elle se penchera notamment sur du nouvel équipement et de nouvelles technologies qui allègeraient les tâches physiques des préposés aux soins.
On a un morceau d’équipement qui vient des Pays-Bas, indique Denise Paradis, par exemple. C’est un lit que, en pesant un bouton, je peux tourner le résident. Ça, c’est vraiment important.
Des membres du personnel des foyers de soins poussent quotidiennement des chariots chargés de repas, de médicaments, etc. Mme Paradis souhaite une robotisation des chariots qui réduirait l’effort physique nécessaire.
Il faut avoir de nouvelles technologies pour remplacer l’équipement, comme les chariots médicaux. Nous autres, c’est de gros chariots, ça pèse beaucoup, c’est vraiment difficile de pousser ça, dit-elle.
Si on avait quelque chose comme la robotique qui pouvait aller avec le travailleur pour déménager, je n’ai pas besoin d’utiliser mon corps pour bouger un autre corps ou un autre objet.
Le financement de 1,6 million de dollars provient de Travail sécuritaire NB, de l’organisme Mitacs, de l’Association de sécurité des soins continus du Nouveau-Brunswick et de RechercheNB.
Les conclusions des chercheurs devraient appuyer la prise de décisions d'organismes de soins de santé fondée sur des données probantes, selon Travail sécuritaire NB.


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