Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Prévenir l’expulsion ne suffit pas, car loger n’est pas habiter

1 month_ago 80

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Le 7 mai dernier, le gouvernement du Québec annonçait un investissement de 28 millions de dollars pour contrer l’itinérance à Montréal, dans la Capitale-Nationale et en Outaouais. Lors de cette annonce, la ministre responsable de l’Habitation, Karine Boivin Roy, a résumé l’esprit de la démarche par une formule : « le premier rempart contre l’itinérance, c’est d’avoir un logement ».

L’annonce du gouvernement a le mérite de reconnaître l’urgence. Mais elle reconduit une logique bien connue des politiques publiques : on finance d’abord les murs, puis on ajoute un peu d’accompagnement autour. Or, dans plusieurs trajectoires d’itinérance, notamment féminines, ce n’est pas seulement le loyer qui cède. C’est le lien au lieu.

Les données de terrain vont d’ailleurs dans le même sens. Les évaluations du modèle Logement d’abord montrent que la stabilité résidentielle s’améliore nettement chez les femmes, mais que les retombées sur la qualité de vie, l’insertion sociale et les symptômes psychiques demeurent plus modestes et inconstantes. Au Québec, le rapport Vers un chez-soi de La rue des Femmes montre qu’entre 2015 et 2022, le programme SRA a permis 26 placements en logement. Au terme de plus de sept années d’implantation, seules sept femmes étaient encore en logement, malgré un accompagnement soutenu. Pour les plus vulnérables, le logement pouvait devenir un lieu de retrait, de solitude ou de réactivation traumatique.

C’est à la lumière de cet écart entre stabilité résidentielle et habitabilité qu’il faut lire la répartition des sommes annoncées. Le cœur de cette annonce prévoit 21 millions de dollars sur trois ans pour financer un projet pilote de 1000 logements. L’objectif est d’intervenir en amont : lorsqu’un ménage risque l’expulsion, son appartement actuel est converti en logement subventionné, ce qui plafonne le loyer à 25 % de ses revenus. La réponse économique est vitale. Toutefois, les chiffres révèlent une hiérarchie institutionnelle persistante. Sur les 21 millions consacrés au volet de prévention de l’expulsion, à peine 3 millions sont réservés au soutien et à l’accompagnement. Cela signifie que l’État continue de financer massivement le maintien dans les murs, mais beaucoup moins ce qui permet d’y tenir.

C’est ici que la politique publique doit être remise en question. Reste à savoir si ces 3 millions permettront de financer un accompagnement suffisamment intensif et durable, assuré par des personnes formées aux réalités traumatiques du retour en logement. Cette présence ne se réduit pas à un suivi administratif. Elle suppose des visites, une continuité, une capacité à repérer les signes de retrait, de peur ou de désorganisation avant que le logement ne soit à nouveau perdu. Une politique qui subventionne le loyer sans financer suffisamment cette présence humaine risque de stabiliser des personnes dans des lieux qu’elles ne parviennent pas à habiter.

L’angle mort du dispositif se révèle d’autant plus vivement que la mesure vise à maintenir les personnes dans leur logement actuel. Sur le plan administratif, l’idée de ne pas déraciner davantage des locataires fragilisés est pleine de bon sens. Mais sur le plan clinique et humain, la réalité est souvent plus complexe. Que se passe-t-il si ce logement est justement celui où la personne s’est isolée, a subi des violences, vit dans la peur d’un ex-conjoint ou ne parvient tout simplement plus à dormir ?

L’itinérance, en particulier celle des femmes, se loge souvent dans des formes de précarité peu visibles : rester chez un proche, accepter une cohabitation contrainte, prolonger une relation dangereuse pour préserver une chambre. Autant de situations où l’on échappe à la rue visible, sans être véritablement en sécurité. Pour plusieurs d’entre elles, le domicile n’a jamais été ce sanctuaire obstinément célébré par nos imaginaires politiques et familiaux ; il a plutôt été un lieu d’emprise, de menace ou d’enfermement. Dans ce contexte, maintenir quelqu’un « chez soi » ne peut jamais être pensé comme une mesure neutre : la question est aussi de savoir quel chez-soi on maintient. Ramener le loyer à 25 % du revenu évite une expulsion. Mais empêcher quelqu’un de perdre son logement ne suffit pas si l’on ne se demande pas ce qui lui permet d’y rester autrement qu’en état d’alerte ou de survie.

Le second volet du plan laisse pourtant entrevoir une intuition plus juste. En allouant 7 millions de dollars pour bonifier le programme PRISMD, ce volet prévoit un temps de transition en hébergement de 8 à 12 semaines avant l’intégration définitive en logement. Cette mesure reconnaît implicitement qu’une entrée directe en appartement n’est pas toujours soutenable. Mais pourquoi réserver cette logique de transition aux seules situations associées à la santé mentale et aux dépendances ? L’entrée en logement peut aussi constituer une épreuve majeure pour une personne qui fuit la violence, après des années où le domicile a moins protégé qu’inquiété.

L’ambition de la première ministre Christine Fréchette d’« intervenir plus tôt et autrement » est la bonne. Encore faut-il la pousser jusqu’au bout. Le but n’est pas seulement de fournir une adresse subventionnée pour empêcher la bascule visible dans la rue. Il s’agit de créer les conditions concrètes d’un accompagnement capable de rendre le lieu véritablement appropriable. Le logement est un premier rempart, certes. Mais il ne devient protecteur que s’il est habitable — c’est-à-dire s’il ne laisse pas une personne seule face à ce que les murs réveillent.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway