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Les cinq candidats ont condamné les violences en marge du mouvement lycéen, y compris celles de certains policiers, et préféré parler de l'école plutôt que de La France insoumise.
La rédaction avec AFP - Hier à 22:55 - Temps de lecture :
Les cinq candidats à la primaire de la gauche ont refusé jeudi, lors d'un débat sur France 2 et France Inter, de tomber « dans le piège » de la critique de LFI, soupçonnée d'attiser les violences, plutôt que de parler des revendications des lycéens. Interrogés sur les violences en marge des mouvements lycéens, Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Jérôme Guedj, Ségolène Royal et Emmanuel Maurel, les ont condamnées, mais ont aussi déploré les violences commises par certains policiers.
« Nous condamnons les violences, y compris les violences qui visent les forces de l'ordre. Mais quand on voit un policier tirer à tir tendu une grenade lacrymogène dans le visage d'un adolescent, et bien nous le condamnons avec force aussi », a souligné M. Glucksmann. Pour l'eurodéputé, leader de Place publique, « la gauche doit tenir un discours de fermeté » contre les violences mais aussi « tenir un discours de fermeté sur l'état de l'Éducation nationale », a-t-il ajouté.
« Des violences insupportables »
« Les violences sont insupportables et elles viennent complètement dévoyer ce mouvement qui est un mouvement pacifique », a ajouté le patron du PS Olivier Faure. Mais il a appelé à ce qu'on « regarde la lune, et pas le doigt ». C'est-à-dire ne pas focaliser sur les violences mais sur les raisons du mouvement lycéen. « Ils manifestent parce que les conditions d'études sont tout simplement insupportables ».
Le député socialiste Jérôme Guedj a de son côté jugé que « ce n'est pas à des responsables politiques de dire à des jeunes la manière » d'agir, dans une critique des Insoumis, qui « jouent avec le feu » selon lui et « dévoient le combat sincère que ces jeunes sont amenés à porter ». Olivier Faure a regretté qu'on entre « dans une polémique qui va obscurcir complètement la question lycéenne ». M. Guedj a assuré ne pas vouloir « commenter la France insoumise », pour ne pas donner « le sentiment que c'est eux qui tiennent le mouvement ». Reconnaissant que certains propos de responsables LFI vis-à-vis du mouvement lycéen étaient « irresponsables », Raphaël Glucksmann a lui aussi reconnu que le véritable « sujet était l'école et l'avenir de ces enfants ». Et non, La France insoumise.
L'ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal a elle appelé les lycéens à « rentrer chez eux », car « ce pouvoir ne vous donnera rien ». Mais quand LFI « les pousse à faire monter en puissance la violence, ils les poussent à prendre des risques », a-t-elle ajouté. Le député de la gauche républicaine et socialiste (GRS) Emmanuel Maurel lui a répondu qu'il ne demandait pas aux lycéens de rentrer chez eux : « Je leur dis de s'exprimer, de dire ce dont ils ont envie et d'engranger des gains ».


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