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Derrière Marine Le Pen et ses 35 %, Mélenchon et Philippe jouent déjà des coudes pour survivre au premier tour.
À quelques mois de la présidentielle 2027, le rapport de force reste particulièrement favorable à Marine Le Pen. Dans cette configuration testée par Toluna Harris Interactive pour RTL et M6, la candidate du Rassemblement national recueille 35 % des intentions de vote au premier tour. Son niveau est stable par rapport à la précédente mesure présentée avec cette hypothèse.
Le deuxième rang est beaucoup plus disputé. Jean-Luc Mélenchon atteint 16 %, contre 14 % pour Édouard Philippe. Gabriel Attal, également présent dans le scénario, ne recueille que 8 %. Autrement dit, la présence simultanée des deux anciens Premiers ministres disperse fortement l’électorat du centre et donne à Mélenchon une place qu’il n’occupait pas aussi nettement dans les premières enquêtes consacrées au scrutin.
Marine Le Pen garde une avance considérable au premier tour
Avec 35 %, Marine Le Pen dispose de dix-neuf points d’avance sur Jean-Luc Mélenchon, son premier poursuivant dans cette hypothèse. À ce stade, personne ne semble donc réellement en mesure de lui contester la première place. Cela ne signifie évidemment pas que le résultat de l’élection est acquis : une intention de vote mesure un rapport de force au moment où les personnes sont interrogées, dans un scénario précis, avec une liste de candidats qui peut encore évoluer.
Le chiffre reste néanmoins important politiquement. La candidature de Marine Le Pen structure déjà la course à l’Élysée et oblige ses adversaires à raisonner davantage en fonction de la qualification au second tour qu’en fonction de la première place. La véritable bataille visible dans ce sondage concerne donc surtout la deuxième position.
Mélenchon à 16 %, devant Philippe et Attal
Jean-Luc Mélenchon apparaît à 16 %, un score qui le place devant les deux candidats issus du macronisme testés simultanément. Édouard Philippe obtient 14 %, tandis que Gabriel Attal reste à 8 %. La différence est loin d’être anodine : tant que les deux candidatures se maintiennent, aucun des deux ne parvient à s’installer seul comme le principal adversaire de Marine Le Pen.
Il serait toutefois trompeur d’additionner mécaniquement les 14 % d’Édouard Philippe et les 8 % de Gabriel Attal. Le retrait de l’un des deux ne garantirait pas un transfert intégral de ses électeurs vers l’autre. Une présidentielle se joue aussi sur la personnalité du candidat, la campagne, les alliances et la capacité à mobiliser des électeurs qui peuvent choisir l’abstention ou une autre candidature.
Glucksmann à 10 %, Retailleau recule à 6 %
Derrière les quatre premiers, Raphaël Glucksmann recueille 10 % des intentions de vote, en recul de 0,5 point. Le candidat de Place publique reste donc derrière Mélenchon dans cette photographie électorale. À gauche, l’écart est conséquent : six points séparent les deux hommes, tandis que Marine Tondelier obtient 3 %, en progression d’un point.
À droite, Bruno Retailleau descend à 6 %, soit un point de moins. Entre Marine Le Pen à 35 %, Édouard Philippe à 14 % et les différentes candidatures qui occupent l’espace situé entre le centre et la droite, le candidat LR peine pour l’instant à élargir sa base.


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