Alors que la pression s'accroît autour de l'organisation d'une primaire pour désigner un candidat unique de la droite et du centre, Bruno Retailleau ne dévie pas de sa trajectoire. Le président des LR maintient qu'une candidature LR est indispensable pour incarner la rupture après 10 ans de macronisme. Pour Bruno Retailleau, "le seul refus des extrêmes ne suffit pas à légitimer une candidature unique".
Pour le président des Républicains, Bruno Retailleau, le vainqueur d'une primaire de la droite et du centre ne saurait incarner la rupture radicale qu'il appelle de ses vœux. Et l'ancien ministre de l'Intérieur de dresser, dans une tribune au Figaro, la liste non exhaustive des divergences entre le bloc central et la droite.
"Je ne sacrifierai pas mes convictions pour un candidat unique"
La vision de l'immigration, du rôle de l'Europe ou la place accordée au nucléaire dans la production électrique... "Je ne sacrifierai pas mes convictions pour un candidat unique dont le projet ne serait que le plus petit dénominateur commun", promet le sénateur Vendéen.
Les appels à une primaire se multiplient pourtant au sein des Républicains : Gérard Larcher, Valérie Pécresse ou encore Jean-François Copé, poussent en effet pour un rapprochement avec le centre.
Mais Bruno Retailleau met en garde : "Ceux qui pressent la droite de se ranger derrière un candidat unique seront entraînés jusqu'aux rives de la gauche... Car si le seul objectif est de battre le RN et LFI, au nom de quoi écarter Raphaël Glucksmann ou François Hollande ?", s'interroge le président des Républicains.
Ce dernier revendique un espace politique cohérent, à mi-chemin entre un bloc central qu'il qualifie de "synthèse molle" et un Rassemblement national accusé de tromper les Français par son programme économique.


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