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Face aux risques d’impuissance liés à la fragmentation parlementaire, plusieurs candidats envisagent un retour des consultations populaires pour faire passer des réformes clés dès le début du mandat.
À moins d’un an de la présidentielle de 2027, bon nombre de candidats proposent des référendums, une pratique restée en jachère depuis le traumatisme du «Non» au référendum sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe (TECE) en 2005. Ce retour en grâce découle directement d’un constat partagé par une large partie des prétendants à l’Élysée : obtenir les clés de l’exécutif ne suffira pas pour déployer son programme. L’effritement du fait majoritaire, cette dynamique qui offrait automatiquement une majorité absolue au président élu dans la foulée de sa victoire, pousse les candidats à anticiper la perspective d’une Assemblée nationale divisée. Le référendum est donc envisagé comme le moyen de contourner les éventuelles impasses auxquels fera face le prochain exécutif face à la future Assemblée.
Une audace de campagne qui se heurte toutefois aux principes de réalité du pouvoir. «Les candidats adorent promettre des référendums, les présidents détestent en faire», grince le constitutionnaliste…


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