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L’ancienne figure de la droite française, des années Sarkozy, revient dans le jeu, après dix ans, pour se rallier au candidat Horizons à la présidentielle, Édouard Philippe.
Passer la publicité Passer la publicité«On est à un moment où il ne faut pas se tromper». C’est par ces mots que l’ancienne figure sarkozyste, Nathalie Kosciusko-Morizet, a choisi de refaire surface. Disparue depuis sa défaite aux élections législatives en 2017 à Paris, la quinquagénaire a annoncé ce mardi matin - sans passer par quatre chemins - son ralliement à Édouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle.
«Je vais soutenir Édouard Philippe. On a besoin d’un grand rassemblement, il a cette capacité à rassembler dans le calme, à rassembler dans le dialogue», a-t-elle loué au sujet de l’ex premier ministre, sur France Inter, qui tiendra un grand meeting de campagne le 5 juillet à l’Adidas Arena (XVIIIe). L’ancienne porte-parole de la campagne vaincue de Nicolas Sarkozy en 2012 a très rapidement évacué ses propres ambitions personnelles : «Je ne suis candidate à rien».
«Le RN vient d’ailleurs»
Quel rôle pourra-t-elle jouer auprès de celui qui fait partie des favoris du scrutin ? «Je vais faire ce qui sera utile. En particulier sur les sujets sur lesquels j’ai le plus travaillé, comme l’intelligence artificielle», détaille celle qui a rejoint en janvier dernier le CNTI, un centre de recherche dans l’IA et les médias. «La vie politique française a été contaminée par un mouvement qui vient des réseaux sociaux, de l’économie de l’attention, du clic», a estimé l’ancienne responsable politique.
Déjà volontiers critique à l’époque du parti de Marine Le Pen, qui n’était encore le Front national, l’ancienne secrétaire générale de l’UMP n’a pas bougé d’une oreille. «Je n’ai pas changé d’avis. Le Rassemblement national vient d’ailleurs, ce n’est pas la continuité de la droite», a-t-elle asséné. Et de cingler au sujet du parti nationaliste : «Ce sont les candidats de Trump et Poutine», évoquant aussi l’ancien premier ministre hongrois, Viktor Orban.


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