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DÉCRYPTAGE - Pour justifier du bien-fondé de leurs promesses, les prétendants à l’Élysée se réclament de politiques menées hors de nos frontières qui ont, selon eux, fait leurs preuves.
Passer la publicitéPrompts à réagir à la moindre polémique, les Insoumis brillent par leur silence sur la mauvaise posture électorale de Lula. Et pour cause : au premier tour de la présidentielle brésilienne, le 4 octobre, le chef de l’État sortant a été devancé de 2 points par le sénateur conservateur Flavio Bolsonaro, fils de l’ancien président condamné pour tentative de coup d’État.
Un revers d’autant plus cinglant que le leader du Parti des travailleurs espérait être réélu dès le premier tour. Nul doute, pourtant, qu’en cas de victoire, les mélenchonistes se seraient empressés de pavoiser. Car au-delà d’un tropisme latino-américain assumé, Jean-Luc Mélenchon entretient des liens étroits avec l’octogénaire, auquel il a rendu visite en prison en 2019.
Les candidats trouvent dans ces dirigeants étrangers un moyen de promouvoir les politiques qu’ils souhaitent mettre en œuvre
Gilles Ivaldi, politologue à Sciences PoMême s’il aborde le second tour du 25 octobre en mauvaise posture, le vétéran de la gauche brésilienne demeure un modèle pour les Insoumis. Le coordinateur du mouvement, Manuel Bompard, n’a-t-il pas rappelé, pour défendre la quatrième candidature de Jean-Luc Mélenchon, que l’ex-métallurgiste avait été élu au bout d’autant de tentatives ?
Comme Lula pour le fondateur de LFI, chaque candidat a ses références à l’étranger, qu’il invoque pour crédibiliser ses promesses. « Ils trouvent dans ces dirigeants étrangers la validation de leur position et un moyen de promouvoir les politiques qu’ils souhaitent mettre en œuvre puisqu’elles auraient été couronnées de succès ailleurs », décrypte le politologue Gilles…


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