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Auprès des Échos, l’ancien ministre sarkozyste du Budget estime que le maire du Havre «a le profil dont la France a besoin» pour «répondre aux difficultés du moment».
Passer la publicité Passer la publicitéPeut-être est-ce l’une des conséquences de sondages flatteurs le plaçant systématiquement au second tour de la présidentielle face au RN. À quelques jours de son meeting parisien du 5 juillet, censé marquer son passage à la vitesse supérieure, Édouard Philippe voit depuis quelques semaines les ralliements à sa candidature se multiplier. Après l’ancienne ministre de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet, début juin, puis la porte-parole du gouvernement Maud Brégeon, ce lundi matin, c’est au tour de l’ancien ministre sarkozyste du Budget Éric Woerth d’annoncer son soutien au maire du Havre.
Auprès des Échos, l’ex-député Renaissance et ancien LR, rallié à LREM (devenu Renaissance) à l’automne 2021 en vue de la présidentielle de 2022, lors de laquelle il a soutenu Emmanuel Macron, estime que le patron d’Horizons «a le profil dont la France a besoin» et qu’il «correspond aux difficultés du moment». Et d’étayer son choix : «En tant que maire et premier ministre, Édouard Philippe a exercé des responsabilités importantes et a, en quelque sorte, l’expérience des difficultés. On l’a vu pendant le Covid, par exemple», poursuit l’élu de l’Oise, en référence à la gestion largement saluée de la crise sanitaire par l’ancien chef du gouvernement, qui a contribué à forger son image de dirigeant rassurant auprès des Français en 2020.
Éric Woerth a beau avoir quitté son siège de député en avril pour prendre la tête du PMU, il ne se désintéresse pas pour autant de la vie politique nationale. Encore moins de l’échéance présidentielle de 2027. «On doit redonner confiance à un pays qui a plein d’atouts mais qui est en pleine crise existentielle, développe-t-il dans les colonnes du quotidien économique. On doit pouvoir restaurer la confiance collective et régler des sujets dont on parle sans arrêt sans les régler, comme les retraites, les finances publiques ou la transition écologique.»
Rien, toutefois, qui ne semble laisser Gabriel Attal autrement que de marbre. Interrogé lundi soir sur LCI, le chef de file de Renaissance a assuré, sur un ton grinçant, ne pas se battre «pour collectionner les visages autour de (lui), de ceux qui ont gouverné le pays pendant 10 ans». «Je me bats pour préparer la France de dans dix ans avec un renouvellement, des nouveaux visages, des personnes issues de la société civile ou de la politique...», a-t-il encore balayé.
Si Éric Woerth ne pèse plus autant qu’auparavant dans le jeu politique, son annonce renforce tout de même la candidature d’Édouard Philippe, qui avance dans sa campagne mezza voce avant d’accélérer après l’été pour creuser l’écart avec Gabriel Attal. De quoi alimenter un peu plus la course aux ralliements entre les deux candidats à l’Élysée, qui se disputent le leadership du bloc central. Une rivalité d’autant plus singulière que ces derniers se sont accordés sur le principe d’une candidature unique en 2027. Reste à savoir lequel parviendra à l’incarner.


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