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À Regina, une aînée de la Nation Métis veut populariser la fabrication de tapis au crochet, une pratique culturelle qui perd de la vitesse.
La fabrication de ces tapis était traditionnellement une façon de gagner de l’argent, et n'était pas seulement un loisir créatif, explique Margaret Harrison.
Cet art se transmettait de mère en fille.
Quand elles fabriquaient un tapis, et elles en faisaient d’assez grands [...] elles les vendaient et je crois qu’elles en tiraient peut-être 2 $, ou bien du beurre, ou encore du bacon, raconte Margaret Harrison.
Elle se souvient de voir sa mère s'adonner à la fabrication de tapis avec des tissus qui lui tombait sous la main. Sa mère utilisait parfois des nappes ou même de vieux bas.
Toutefois, elle ne s’est pas mise à fabriquer des tapis avant d’avoir fondé sa propre famille.
Un atelier pour apprendre en groupe
Avec la Nation Métis de la région Saskatchewan Ouest III, Margaret Harrison a tenu un atelier dans la capitale provinciale.
Parmi la quinzaine de participantes, certaines se lançaient dans l'activité pour la première fois, tandis que d’autres, comme Linda Lacelle, renouaient avec cet art.
Si cette dernière est déjà initiée au tapis à crochet, elle n'a jamais essayé de faire son propre motif.
C'est relaxant et ça me permet de passer du temps avec Margaret, a-t-elle déclaré.
Tamara Bailey, une autre participante qui avait déjà de l’expérience, a choisi de venir à l’atelier pour se remettre à cet art.
C’est simplement une autre façon d’utiliser différents matériaux qui sont parfois peu coûteux et faciles à manipuler pour tout le monde, quel que soit l’âge, explique-t-elle, qualifiant cette pratique d’art méconnu.
Je pense qu’avec tous les outils et le matériel disponibles aujourd’hui, la modernisation de cette pratique a en quelque sorte pris le dessus, au détriment de la méthode traditionnelle comme celle-ci, poursuit Mme Bailey.
Parmi les plus jeunes personnes présentes, Zypora Petrowsky est la représentante régionale pour le Conseil provincial des jeunes Métis.
Elle juge que ce type d'atelier permet de renouer avec un pan de sa culture pour la garder vivante et la faire prospérer.
Rapprocher la communauté
Ce genre d’atelier permet aux novices d’apprendre sans gêne.
C’est comme si le fait de ne pas être très doués pour ça créait un lien entre nous [...] Je pense que le simple fait de rencontrer ces petites difficultés rapproche les gens, explique Zypora Petrowsky.
Elle souhaite que les gens essaient tout simplement même si vous pensez ne pas être doués pour ce genre d'activité. La seule façon de savoir si vous l’êtes, c’est d’essayer, même si vous avez peur ou si ce sont les gens ici qui vous font peur.
C’est tout simplement quelque chose qui renforce l’esprit de communauté. Personne ne va t’en vouloir si tu fais une erreur.
Avec les informations de Randi LaRocque


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