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Près de Rouen, ces lycéens ont chanté sur la scène du Zénith en compagnie d’un millier de choristes

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Le dimanche 8 mars 2026, des élèves du lycée André-Maurois, à Elbeuf, ont foulé les planches du Zénith de Rouen dans le cadre d’un projet réunissant plus d’un millier de choristes.

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team maurois en tenue de scene devant le zenith

Les élèves du lycée Maurois, à Elbeuf (Seine-Maritime), ont eu la chance de chanter sur la scène du Zénith de Rouen, dimanche 8 mars 2026. ©Céline Lecomte

Par Rédaction Elbeuf Publié le 20 mars 2026 à 22h17

Ils n’ont pas vingt ans, mais ils sont déjà montés sur la scène du Zénith de Rouen. Emmenés par leur professeur Céline Lecomte, les jeunes de la classe musique du lycée André-Maurois, à Elbeuf (Seine-Maritime), ont participé au projet « 15 000 voix pour les légendes du rock », qui permet à des anonymes regroupés en chorales de plusieurs centaines d’individus de se produire sur les plus grandes scènes de France, en accompagnement de solistes choisis dans la nouvelle garde de la chanson française. Le dimanche 8 mars 2026, les lycéens elbeuviens se sont ainsi retrouvés sur scène aux côtés de près de mille autres choristes. Ils racontent cette expérience, par moments étourdissante.

Des élèves conquis

Céline Lecomte raconte comment elle et ses élèves du lycée Maurois sont entrés dans cette aventure. « Franck Lecacheur, l’un des chefs de chœur de la chorale de Rouen, m’a proposé d’y participer, retrace-t-elle. L’expérience pouvait être intéressante. J’en ai parlé avec mes classes de première et de terminale, et ils ont été aussitôt ‘chaud bouillants’, enthousiasmés par le fait de monter sur une scène mythique, devant plusieurs milliers de personnes. »

Faustine, Romane, Théo, Julian, Leïla sont en seconde, mais comme leurs aînés, ils se sont lancés à corps perdu dans ce projet. Une semaine plus tard, ils dressent le bilan de cette expérience peu commune. « C’était quelque chose d’assez grandiose, on n’aura pas l’occasion de faire ça souvent, témoigne Leïla. Ça a été beaucoup de travail et on a eu du mal à caler les harmonies, mais la bonne ambiance de classe nous a portés jusqu’au bout. »

Ce que j’ai préféré, c’est quand on a chanté Purple Rain. Quand tous les spectateurs ont allumé les lumières de leurs portables. La chanson en elle-même était très longue, mais c’était aussi très beau et très émouvant.

Julian, lui, parle de débuts « assez stressants parce qu’on était beaucoup ». « Mais après, on a su que nos parents nous ont reconnus tout de suite quand on est monté sur scène et après ils ne nous ont pas quittés des yeux, se souvient-il. Donc on n’était pas tant que ça noyé dans la masse, c’était plutôt valorisant. »

Une expérience à nuancer

Alors, le meilleur moment de l’année ? Pas forcément, car le concert et sa préparation ont également nécessité beaucoup de contraintes : dans les harmonies, des chansons qui étaient pour la plupart en anglais, une organisation finale sur laquelle ils relèvent quelques améliorations possibles… Un peu perdus dans la masse du millier de leurs semblables, ils auraient par exemple aimé être mieux guidés dans les déplacements, notamment la sortie de scène pour laquelle ils n’ont eu aucune consigne.

le groupe en entier (2nde, 1ere, terminale) avec Cécilia Pascal, l'une des solistes (la seule qui n'est pas en tee-shirt blanc

Les lycéens d’André-Maurois, à Elbeuf (Seine-Maritime), avec la soliste Cécilia Pascal (au centre, en noir). ©Le Journal d’Elbeuf

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Romane, elle, a donc préféré le concert plus intime du dispositif prof-élève, organisé au sein de l’établissement : chacun choisit un enseignant avec lequel il veut partager ce moment. « On a repris les morceaux de ‘Légendes of the Rock’ mais on a pu les chanter en entier, avec les parties des solistes. Et on n’a pas été obligé de rester statiques pendant deux heures », explique-t-elle.

Céline Lecomte, elle aussi, regrette cet immobilisme forcé qu’elle considère comme contre-pédagogique, habituée au contraire à apprendre à ses élèves à ressentir et à vivre la musique dans leurs corps. Prête malgré tout à retenter l’expérience ?

« Peut-être dans trois ou quatre ans, car ça nous a demandé beaucoup de travail qui nous a empêché de monter d’autres projets cette année et puis, ce genre de spectacle reste aussi un modèle économique très lucratif, dont certains aspects peuvent interroger. Ceci dit, ça a été l’occasion d’aborder de façon critique l’industrie du spectacle et l’exploitation artistique », analyse la professeure de musique. L’expérience artistique qu’il offre aux jeunes demeure néanmoins exceptionnelle et chacun demeure malgré tout content de l’avoir fait.

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