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Ils sont soupçonnés de diffusion et de partage de contenus à caractère pédocriminel ou d’atteintes sexuelles commises sur des mineurs.

GRICHKA BEYSSON-LEANDRI / Hans Lucas via AFP
L’unité nationale Cyber de la gendarmerie nationale a menée cette opération d’« ampleur nationale ». (photo d’illustration)
C’est un coup de filet « d’ampleur nationale » en lien avec le site internet Coco. Comme le rapportait Le Figaro mercredi dans la soirée, 178 utilisateurs de ce site de rencontre en ligne controversé ont été interpellés sur l’ensemble du territoire national et ultramarin, entre mai et juin 2026.
Âgés de 20 à 60 ans, ils sont soupçonnés de diffusion et de partage de contenus à caractère pédocriminel ou d’atteintes sexuelles commises sur des mineurs, selon un communiqué de la gendarmerie nationale, qui détaille : au total, 185 853 photographies et 23 597 vidéos ont été saisies, et plus de 700 gendarmes ont été mobilisés sur cette opération menée par l’unité nationale Cyber (UNCyber).
Et à l’issue de cette phase judiciaire, sept peines de prison ferme ont été prononcées, ainsi que deux peines de prison avec sursis, 19 placements en détention provisoire, 19 contrôles judiciaires et 22 convocations devant la justice, toujours selon la gendarmerie.
Deuxième phase
Immatriculé à l’étranger, considéré comme un repaire de prédateurs par des associations de protection de l’enfance et mis en cause dans des guets-apens homophobes, Coco avait été fermé par la justice en juin 2024.
Comme l’indique BFMTV ce jeudi 9 juillet, ces 178 interpellations sont le fruit d’un long travail des forces de l’ordre, constituant la deuxième phase d’une opération qui avait donc débuté par la fermeture du site, accusé d’avoir facilité la commission d’agressions sexuelles, notamment dans l’affaire Gisèle Pelicot.
Son fondateur avait été inculpé en janvier 2025 à Paris notamment pour complicité de trafic de stupéfiants, de détention et diffusion d’images pédopornographiques, de corruption de mineur via Internet et association de malfaiteurs.
En mai dernier, la justice française avait annoncé enquêter sur la réapparition sous le nom de Cocoland du site Coco. La haute-commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry avait alors qualifié la résurgence de ce site internet, avec une nouvelle adresse URL, de « faillite collective face à l’une des violences les plus graves : la pédocriminalité ».
Pour entrer sur coco.gg, qui se présentait comme un « site de chat sans inscription », il suffisait de renseigner son genre, son âge, son code postal et de se créer un pseudo, sans aucun contrôle.


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