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Bruce Springsteen a interprété plusieurs chansons engagées samedi, à l’occasion de la première édition du festival de protestation Power to the People, qui a réuni de nombreuses vedettes dans le Maryland, aux États-Unis.
Organisé par Tom Morello, du groupe Rage Against the Machine, ce festival avait pour objectif de célébrer la paix, la justice, la solidarité, la musique et l’action communautaire, selon sa déclaration de mission, et d’encourager la participation électorale.
De plus, une partie des recettes issues de la vente des billets sera reversée aux organisations VoteRiders, qui aide les citoyens à obtenir les pièces d'identité nécessaires pour exercer leur droit de vote, et HeadCount, qui s’allie à des artistes pour encourager les gens à voter.
Faites-vous entendre à Washington
De nombreux artistes ont profité de leur tribune pour dénoncer les récentes mesures prises par le gouvernement américain.
Faites-vous entendre à Washington, a lancé avec enthousiasme Bruce Springsteen.
Et celui qu’on surnomme The Boss a ouvert son concert avec Streets of Minneapolis, une chanson créée en réaction aux meurtres de Renée Good et d’Alex Pretti par des agents fédéraux de l’immigration.
La force et la solidarité des habitants de Minneapolis, du Minnesota, sont une source d’inspiration pour tout le pays, a-t-il dit devant une salle comble. Leur force et leur engagement nous ont montré que c’est toujours l’Amérique, et que cela ne restera pas sans réponse. Ils nous ont donné de l’espoir. Ils nous ont montré ce qu’est le courage.

Joan Baez et Bruce Springsteen ont chanté ensemble lors du festival Power to the People samedi.
Photo : Liz Baummer
En duo avec Joan Baez pour Chimes of Freedom
Pour son deuxième morceau, l’icône de la musique folk Joan Baez est apparue sur scène, et le duo a interprété Chimes of Freedom, de Bob Dylan. Plus tard, Bruce Springsteen, Tom Morello, le chanteur et guitariste Dave Matthews et l’auteur-compositeur-interprète Nathaniel Rateliff ont uni leurs forces pour interpréter Fortunate Son, de Creedence Clearwater Revival.
Outre la musique engagée sur scène, les admirateurs dans la foule portaient des chandails arborant des messages forts. Les immigrés font la grandeur de l’Amérique, pouvait-on lire sur l’un d’eux. Pas de rois, Personne n’est illégal sur une terre volée, Vive le matriarcat, disaient d’autres.
Et sur le site du festival se dressait un Freedom Village, un espace où les participants pouvaient échanger avec des organisations à but non lucratif, telles que l’Union américaine pour les libertés civiles (American Civil Liberties Union), le festival caritatif pour les agriculteurs Farm Aid, la National Domestic Workers Alliance, Oxfam et bien d’autres.
Avec les informations de La Presse canadienne


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