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Des crampes terribles, des spasmes, des brûlures, des ballonnements, des diarrhées et/ou de la constipation… Le syndrome de l'intestin irritable (SII) affecterait entre 10 et 15% de la population mondiale, «les femmes étant jusqu'à deux fois plus souvent diagnostiquées que les hommes», précise Live Science. Si les causes de cette maladie ne sont pas encore connues, des facteurs, comme le stress ou une mauvaise alimentation peuvent aggraver les symptômes.
Malgré les recherches sur cette maladie qui touche plus de trois millions de personnes en France, les raisons de cette disparité entre les taux de SII chez les femmes et les hommes restaient encore mal comprises. Récemment, le neurophysiologiste David Julius et son équipe de scientifiques de l'Université de Californie se sont penchés sur cette question pour identifier ce qui explique cet écart entre les sexes.
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Les travaux de l'équipe ont commencé avec une intuition: les hormones féminines pourraient expliquer les douleurs intestinales. Pour confirmer cette hypothèse, les scientifiques ont tout d'abord comparé les réponses aux crampes intestinales chez des souris mâles et femelles, en «enregistrant l'activité nerveuse en réponse à une stimulation intestinale et en observant leurs réactions à une légère distension du côlon», détaille Live Science. Les résultats de cette étude sont publiés dans la revue Science.
Des cellules fautives
Les femelles souris étaient bien plus sensibles aux crampes que les mâles. Il apparait alors clairement que l'œstrogène, principale hormone sexuelle féminine, est la cause de cette différence de tolérance. Pour aller plus loin, l'équipe a exercé une ablation des ovaires sur quelques rongeurs, visant à stopper la production de cette hormone. Résultat: ces opérations ont réduit la sensibilité à des niveaux comparables à ceux des mâles.
Une fois ce premier constat établi, le groupe de chercheurs a voulu savoir où et comment les œstrogènes exerçaient leurs effets. Pour cela, ils ont examiné plusieurs cellules intestinales et y ont découvert des récepteurs d'hormones féminines. Lorsque ces dernières détectent des œstrogènes, elles augmentent considérablement la production d'un récepteur appelé OLFR78. Cette augmentation rend les cellules plus sensibles aux acides gras et stimule la libération d'une autre hormone signalant la satiété après le repas.
Afin de mieux comprendre cette réaction en chaîne, les scientifiques californiens ont cultivé des modèles miniatures d'intestins en laboratoire. «Ils ont découvert que l'hormone de satiété, appelée PYY, stimule également les cellules entérochromaffines voisines, qui libèrent alors davantage de sérotonine. Cette sérotonine active ensuite les nerfs sensoriels de la douleur», explique le média.
C'est donc justement à cause de ce mécanisme que les femmes ont plus de douleurs intestinales. De plus, les fluctuations hormonales féminines (comme la ménopause) pourraient augmenter les symptômes de l'intestin irritable.





























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