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DÉCRYPTAGE - Depuis plus d’une décennie, la volatilité des récoltes et des prix des céréales mettent les trésoreries des fermes céréalières à rude épreuve.
Roi des céréales, le blé tendre ne fait plus recette. L’an dernier, les céréaliers français devraient avoir connu leur troisième année consécutive dans le rouge, selon les estimations de l’AGPB, l’interprofession des producteurs de blé tendre et dur, orge ou colza. Avec un revenu courant avant impôt négatif en moyenne de 5 000 euros par exploitation céréalière et d’oléoprotéagineux l’an dernier, après une perte de 6 800 euros en 2024, les années fastes de 2022 et 2023 sont ainsi bien terminées.
À l’époque, l’invasion de l’Ukraine par la Russie, deux pays stratégiques dans l’approvisionnement en céréales, avait fait s’envoler les cours mondiaux à des sommets historiques, au-delà de 440 euros la tonne. Mais depuis, les vents contraires se sont multipliés pour les quelque 50 000 céréaliers de l’Hexagone, confirmant l’affaiblissement économique d’une filière historiquement parmi les plus rémunératrices de la ferme France.
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