D’emblée, Antoine prend soin de tenir à distance les grands diagnostics idéologiques, souvent péjoratifs. «Je ne parle pas de décadence, ni d’identité malheureuse, ni de déclin français. J’essaye d’être pragmatique», précise-t-il. Quand ce Parisien d’une quarantaine d’années pense à l’avenir de ses enfants, ses inquiétudes sont beaucoup plus ordinaires: Quelles études pourront-ils choisir? Où se logeront-ils? Combien faudra-t-il mettre de côté pour les aider? Alors que ses enfants approchent de l’enseignement supérieur, l’avenir cesse d’être une abstraction. Il prend simplement en compte le prix d’un loyer, d’une année d’études, parfois d’un départ dans une autre ville ou à l’étranger.
Cette inquiétude familiale rejoint un constat bien plus large. Publié fin août, l’Ipsos Education Monitor 2026 place la France tout en bas du classement des 31 pays étudiés sur deux questions: la confiance dans le fait que les jeunes auront un bel avenir et la conviction qu’ils vivront mieux que leurs parents.


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