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Pourquoi donc nos hommes politiques ont-ils si peur de quitter l’Europe ?

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C’est un festival auquel nous assistons. Festival de déclarations plus irresponsables et stupides les unes que les autres pour l’avenir. Festival de déclarations plus mensongères les unes que les autres, s’agissant de la situation passée et actuelle.

Reprenons. Tout d’abord il y a eu le Mozart de la finance, de son nom Emmanuel Macron, qui a réussi au-delà de toutes ses espérances à détruire le pays faisant -par exemple- passer notre dette d’un peu plus de 2000 milliards d’€ quand il est arrivé au pouvoir en 2017, à plus de 3600 milliards à peine 9 ans plus tard. Et comme il ne devrait partir qu’en mai l’an prochain on peut raisonnablement penser qu’il va péter tous les curseurs et nous amener à cette date au doublement de notre dette, donc à peine 10 ans plus tard, en passant la barre des 4000 milliards de dette. Une performance digne du gars qui du 1er coup décroche la queue du Mickey.

Et bien sûr ce génie, pour mener à bien ses actions destructrices, s’est entouré de nombre de lumières. Deux de ses anciens premiers ministres (Philippe et Attal) sont d’ailleurs candidats à sa succession, tentant au passage de nous faire croire qu’ils ne sont pour rien dans le désastre macroniste et qu’avec eux la France va se redresser vite fait bien fait. Quant au premier ministre actuel, il n’ose même pas se présenter à l’élection présidentielle tellement son bilan est pitoyable. Ainsi, pour le budget 2027 il annonce que son objectif est de 5 % de déficit. Mauvaise pioche, ce chiffre c’était celui de 2026. Il devait ramener le déficit de 5,1 % à 5 % or le vrai déficit sera de 5,4 % fin 2026. Encore un génie de la finance et de la gestion du pays. Il annonce aussi chercher désespérément 30 milliards. Mais pour y arriver et équilibrer le budget, il est bien sûr hors de question de supprimer les 60 milliards aux associations qui contribuent à tuer notre pays, il est également hors de question de stopper l’immigration légale et illégale qui nous coûte selon Charles Prats (magistrat à la cour des comptes) environ 150 milliards d’€ – fraude sociale comprise- par an.

Tout comme, il est hors de question de baisser la voilure et de réduire le train de vie de l’État, notamment en supprimant la multitude d’agences diverses qui ne servent à peu près à rien sauf à recaser les petits copains et les coquins. Enfin, bien sûr, il est hors de question de baisser les taxes sur les carburants qui sont pourtant en train de mettre à genoux la population et notre économie. Tous ces milliards qui tombent c’est une aubaine inespérée et Bercy entend bien que ça continue, même si ça risque de tuer le pays. Non, pour continuer à gérer et diriger le pays de cette manière, tous ces génies s’accordent sur une chose : il faut faire les poches de la population. Comme disait Alphone Allais : « il faut faire payer les pauvres. Certes ils n’ont pas beaucoup d’argent mais ils sont si nombreux ».

Ce coup-ci, ce sera les retraités. Les boomers comme ils disent. On ne sait pas si ce sera avec la suppression de l’abattement de 10 % ou la désindexation des retraites sur l’inflation… ou les deux. Mais de toute façon, les boomers vont passer à la casserole, sous les vivas des crétins qui soutiennent ces politiques et ne voient même pas qu’on va bientôt s’écraser dans le mur.

L’histoire ne serait pas très drôle si elle s’arrêtait là. Parmi ceux qui sont co-responsables de la situation du pays, il en est un… Gabriel Attal qui n’attend pas le nombre des années pour se faire remarquer et faire des propositions parfaitement folles. Ainsi, il vient de faire une déclaration qui est en quelque sorte la cerise sur son gâteau politique. Souvenons-nous qu’il fut porte parole du gouvernement, ministre de l’éducation puis premier ministre. Il a donc largement contribué à dévaster la France. Mais ça ne lui suffit pas. Il souhaite maintenant la disparition pure et simple de la France par l’instauration d’une Europe fédérale en commençant par constituer un noyau dur (France, Allemagne, Pays-bas, Danemark,…). Cette proposition est une vieille lune, aussi datée que l’UE elle-même.

En effet, il est utile de se souvenir que c’est Walter Hallstein -un éminent juriste allemand- qui énonça le premier ce projet. Pour ceux qui ne le sauraient pas, Walter Hallstein fut un nazi notoire et l’auteur du projet d’Europe (Das neue Europa) du Führer Adolf Hitler. Capturé par les américains à Cherbourg à la fin de la guerre, il fut envoyé en Amérique et « rééduqué » pendant deux ans. Puis renvoyé en Allemagne où il servit dès 1951 le chancelier de l’époque, Konrad Adenhauer, comme secrétaire d’État aux affaires étrangères. À la demande des américains, c’est Hallstein qui va rédiger un projet d’union européenne. Pour ce faire, il va simplement ressortir son projet nazi, enlever ce qui faire désordre (chasse aux juifs,…etc) et présenter ce projet qui était de conception purement fédérale. Mais sa mise en œuvre ne va pas être simple. En face, il y a un certain Charles de Gaulle qui ne veut pas entendre parler d’Europe fédérale. Il refuse catégoriquement tout ce qui menace la souveraineté et l’indépendance de la France. Pour lui, s’il y a une Europe, elle ne peut qu’être une Europe des nations souveraines.

Walter Hallstein, fut le premier président de la commission européenne. En 1965, Hallstein tenta de passer en force et présenta son projet d’Europe fédérale. Le clash avec de Gaulle fut immédiat. La France imposa la « politique de la chaise vide » jusqu’au retrait du projet et obtint par les accords de Luxembourg l’instauration d’un droit de veto. En 1967, de Gaulle obtint la tête de Walter Hallstein. Ce n’est qu’après le retrait de la vie politique du général, en 1969, que le projet d’Europe fédérale refit surface et que toute la classe politique se coucha devant le projet américano-nazi d’Hallstein. Au passage, le lecteur notera que les auteurs et défenseurs de ce projet retinrent la leçon du clash avec de Gaulle et adoptèrent pour une stratégie de construction par étape, moins frontale mais rendant impossible tout retour en arrière dès qu’une étape est franchie. Mécanisme classique de roue avec cliquet anti-retour. Et le fait est que, c’est bien ainsi que l’Europe s’est construite brique après brique. Disons-le sans tergiverser, ce qu’Attal veut avec sa proposition d’Europe vraiment fédérale, c’est tout simplement la reprise du projet de Walter Hallstein.

Mais reprenons. Le vrai tournant de la construction européenne, ce fut le traité de Maastricht. On me permettra de rappeler à ce sujet la responsabilité écrasante de Jean-Luc Mélenchon. Souvenons-nous. En 1992, il est au parti socialiste et est à la tête d’un courant qui représente environ 10 % des socialistes, mais il a une aura bien au delà du PS dans toute la gauche, notamment les syndicats et les associations. Le référendum s’est joué à moins de 2 %. Mélenchon a mené campagne pour le oui, suivant servilement la politique de son maître François Mitterrand. Si Mélenchon avait fait campagne pour le non, le traité de Maastricht n’aurait jamais été voté. Il peut aujourd’hui s’élever contre la politique de Van der Leyen, c’est lui qui a permis que la construction de l’Europe ne franchisse une étape irréversible. Pourquoi Maastricht a été l’étape clé de la construction européenne ? Parce que c’est ce traité qui prévoit que des secteurs entiers relevant jusque là uniquement de la souveraineté nationale, ne voit cette souveraineté être abandonnée au profit de l’union européenne. Par exemple, suite à l’entrée en vigueur du traité de 1992, on verra en 1997 (accord d’Amsterdam) l’UE devenir l’unique compétente et décisionnaire en matière d’immigration. Les pays membres n’ont plus eu plus qu’à appliquer ce que la commission européenne décidait.

Vous voulez un autre exemple ?… les GOPÉ (Grandes Orientations des Politiques Économiques). Chaque année la commission européenne rédige pour chaque pays membre un document qui liste tout ce qui devra être fait durant l’année à venir en matière sociale et économique. Par exemple la réforme des retraites pour la France dans les GOPÉ de 1992. Ce qui fut mis en oeuvre en 1993 avec la retraite à 64 ans. Donc, le plus drôle si l’on ose dire ce sont les débats politiques au moment des élections. Les citoyens, dont nombre ne sont pas informés, pensent qu’en votant pour tel ou tel parti, cela va avoir un effet sur la politique qui sera conduite. Que nenni… qui que ce soit qui est élu, c’est la commission européenne qui lui dictera ce qu’il doit conduire comme politique. À un moment Mélenchon, faisant le malin comme d’habitude, c’est à dire mentant de manière éhontée, prétendait qu’il allait imposer sa volonté à Mme Merkel. Mais hier comme aujourd’hui, c’est impossible. En 1992 les pays on accepté d’abandonner leur souveraineté au profit de l’union européenne.

Alors aujourd’hui, c’est simple : le pouvoir est dans les mains de la commission européenne et de personne d’autre. Certains diront peut-être… il suffit de ne pas appliquer ce que veut la commission. Sauf qu’encore une fois, c’est une blague pour les enfants. Tout est prévu. Un pays qui désobéit est sanctionnable. De 0,1 à 0,5 % de son PIB. Vous me direz peut-être ce n’est rien du tout. Vraiment ? Alors parlons chiffres. Le PIB de la France c’est grosso modo 2800 milliards d’€. Donc 0,5 % cela fait 14 milliards d’€. Une paille… non ? Donc ceux qui racontent qu’on peut désobéir sans risque se moquent des gens et les trompent. Il n’y a pas de désobéissance possible. La seule solution, si l’on ne veut pas appliquer la politique de la commission européenne, c’est la sortie de l’union européenne en activant l’article 50 du traité de Lisbonne. Comme a fait l’Angleterre.
Certains pensent également qu’on peut réformer l’Europe de l’intérieur. Encore une histoire de père Noël pour les grandes personnes. Parce que là encore tout a été prévu pour rendre la chose impossible. L’union européenne telle qu’elle a été prévue et telle qu’elle fonctionne est une authentique dictature.

D’ailleurs, tout ce qui précède se retrouve dans la crise actuelle au niveau de l’Europe. Van der Leyen veut une augmentation totalement folle de 60 % du budget de l’Europe. Ce qui va faire peser un poids considérable sur les pays qui sont des contributeurs positifs, c’est à dire qui versent plus qu’ils ne reçoivent. Face à cette volonté de Van der Leyen, les 5 pays les plus riches (pas la France qui a refusé) et contributeurs positifs (Danemark, Allemagne, Pays-Bas, Autriche et Finlande) ont rédigé une lettre adressée le 18 septembre à la commission européenne. On y lit : « La Commission européenne a proposé une augmentation nominale d’environ 60%. Ce n’est tout simplement pas réaliste. Pas économiquement, pas politiquement et certainement pas à un moment où les finances publiques dans plusieurs pays membres sont une source de grave préoccupation. C’est pourquoi nous demandons une réduction équilibrée de la proposition de plusieurs centaines de milliards d’euros de la Commission. ». Sauf que, comme nous l’avons vu, c’est la commission qui décide.

Au final, ce qui risque d’arriver, c’est l’éclatement de l’union européenne. Pour deux raisons. D’une part à cause de l’€ qui n’est pas une monnaie unique, mais une monnaie commune. La preuve, il n’y a pas qu’une banque centrale, chaque pays membre a gardé la sienne. Et chaque monnaie nationale a sa propre valeur, même si toutes s’appellent « Euro ». Donc les pays riches en ont marre de soutenir à bout de bras et payer pour les économies irresponsables qui ne savent que s’endetter. L’autre point qui pourrait faire éclater l’Europe, c’est le problème des contributions. Van der Leyen veut une augmentation de 60 %, mais qui va la payer ? Évidemment les contributeurs positifs. Or la majorité des pays membres sont des pays qui reçoivent plus qu’ils ne donnent. Eux s’en moquent que le budget augmente, ce n’est pas eux qui vont payer. Par contre les contributeurs positifs, comme pour l’€, refusent de devoir payer seuls cette augmentation phénoménale, pour la plus grande satisfaction de ceux qui ne font que recevoir.

Une situation qui est donc en train de se tendre dangereusement et menace très clairement l’Europe d’éclatement. Reste que cette union européenne, quoi qu’il se passe, est une véritable machine de guerre, une authentique dictature qui décide seule de la politique qu’elle souhaite mettre en œuvre et oblige les membres à l’appliquer même si leurs peuples y sont opposés. Quiconque veut redonner la parole à son peuple et permettre à son pays de retrouver sa souveraineté ne peut qu’aboutir à cette conclusion : il faut sortir de cette Europe et le plus tôt sera le mieux.
Il est réellement stupéfiant qu’à ce jour, aucun candidat déclaré à l’élection présidentielle ne défende cette position. Tous refusent de quitter cette Europe. Par faiblesse, par lâcheté ou par incompréhension de la situation.

C’est pathétique…

Bernard GERMAIN

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