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La destruction de la buvette de l'association TPL a été actée par la mairie de Flamarens dans le Gers. Une décision qui intervient dans un contexte très tendu.
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Par Gilles Rolland Publié le 18 avr. 2026 à 18h00
À l’origine du conflit, une buvette. Un stand en bois situé sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, à Flamarens dans le département du Gers. Une buvette gérée par l’association TPL – Traditions paysannes en Lomagne, qui doit être détruite ce lundi 20 avril 2026, envers et contre les protestations de celles et ceux qui depuis plus de dix ans, s’en occupent. Récit d’un conflit bien ancré…
La buvette de la discorde
Les deux opposants se renvoient la balle. D’un côté l’association TPL, à l’origine de la buvette de la discorde, et de l’autre la mairie de Flamarens, la commune où est installée la dite-buvette. Deux parties qui aujourd’hui, alors que la municipalité a ordonné la destruction de la buvette, ne cessent de se déchirer.
« La maire ne voit pas notre association d’un bon œil »
Contactée par Actu Occitanie, l’association TPL raconte : « Ce conflit remonte à plusieurs années. Notre association a été créée dans l’intérêt du patrimoine de Flamarens. Nous avons depuis toujours l’habitude de faire des dons à l’église pour la rénover. Un projet mis en place par l’ancienne majorité, qui consistait à consacrer la nef à la culture en centralisant le culte à la chapelle castrale. Un projet que madame Dominique Blanc, le nouveau maire, a immédiatement refusé, dès sa prise de fonction, aux lendemains des élections municipales. »
« Les relations entre l’association et la mairie n’ont jamais été très bonnes, continue un représentant de TPL. La maire ne voit pas notre association d’un bon œil. »
Les origines de l’opposition
Pour TPL, la situation aurait commencé à s’envenimer quand la mairie a proposé une charte que les membres ont refusé de signer : « Il y a certaines choses qu’on ne peut pas accepter. Nous ne pouvions pas signer cette charte en l’état. » Parmi ces « choses », l’association mentionne la volonté de madame le maire de participer à toutes les réunions de la structure. Ce à quoi l’association répond : « Un maire ne pas s’imposer de cette façon. C’est de l’ingérence. »
La maire Dominique Blanc qui a d’ailleurs ouvert une buvette en face de celle de TPL, en 2023 et qui aujourd’hui, afin de remplacer la buvette des pèlerins, vient de lancer un appel à candidature pour accueillir un food truck sur ce même emplacement.
« Il est très difficile de discuter avec cette personne, conclut l’association. Le démontage est prévu lundi 20 avril. Si la préfecture, qui doit faire déplacement sur place, n’annule pas cette décision, nous serons dans l’obligation de la retirer, alors qu’elle existe depuis 14 ans. »
Le point de vue de la mairie
Si la maire de Flamarens n’a pas souhaité répondre aux sollicitations d’Actu Occitanie, la mairie s’est tout de même fendue d’un communiqué de presse afin de clarifier sa décision. Un communiqué dans lequel sont évoquées des difficultés récurrentes comme « un manque de transparence, des décisions prises par un cercle restreint et un refus de dialogue. »
Un refus de dialoguer que déplore paradoxalement aussi l’association TPL…
La mairie pointe également du doigt des manquements concrets relatifs au « non-respect des règles d’occupation de l’espace public », tout en soulignant ce qui relève selon elle d’une « gestion inadaptée des déchets », en plus « d’installations non autorisées, d’une consommation d’électricité sur des équipements communaux sans encadrement et diverses atteintes aux règles de sécurité et d’usage, notamment dans l’église Saint-Saturnin. » Le tout avant d’évoquer un non-respect de la réglementation en vigueur relative à la protection des données en ligne à la suite de la collecte et de l’utilisation d’adresses électroniques.
Sans issue
L’association TPL n’en démord pas et affirme qu’aucun de ces reproches n’est vrai, soulignant plutôt une animosité bien ancrée. La mairie elle, multiplie les remontrances à l’encontre de la buvette en indiquant qu’elle « ne procure aucun avantage direct à la commune », qu’elle occupe le domaine public sans contrepartie et que les dons effectués par l’association sont soumis à conditions et s’avèrent ainsi insuffisants. Le tout avant d’affirmer que la municipalité a longtemps maintenu son soutien dans un souci d’apaisement. Du moins jusqu’à maintenant…
Selon toute vraisemblance, sauf retournement de situation inattendu, la buvette des pèlerins, qui, depuis de longues années, abreuve les promeneurs du chemin de Compostelle, ne fera donc plus partie du paysage à partir du lundi 20 avril…
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