Nous voterons dans quelques jours sur l’initiative populaire «Pour une alimentation sûre», qui demande que le taux d'auto-approvisionnement net du pays soit porté à un minimum de 70%, que la production et la consommation de produits d'origine animale soient réduites pour privilégier les denrées végétales, et que nous portions plus d’attention à la préservation de l'eau potable, à la fertilité des sols, à la biodiversité et limitions l'usage d'engrais et de produits phytosanitaires.
Les évolutions proposées sont largement en accord avec les conclusions de l'atelier prospectif* sur la robustesse du système alimentaire suisse, organisé il y a un an par le Centre de compétences en durabilité (CCD) de l'Université de Lausanne, Enterprise for Society Center (E4S) et Montagne Alternative. L'atelier avait pour objectif de développer une réflexion prospective et systémique sur l'avenir du système alimentaire suisse à l'horizon 2050. Les participants, venus de tous les horizons et comprenant des gens du terrain comme des chercheurs, ont d'abord fait le constat que la robustesse du système alimentaire devait être un enjeu stratégique national, que le statu quo augmentait les risques et la fragilité du système, et qu'une transformation en profondeur était indispensable. Et les trois évolutions proposées par l’initiative font partie des conclusions des participants au colloque car, comme les initiants, ils estiment qu’il est nécessaire de renforcer la sécurité et l'indépendance de la Suisse face aux crises climatiques et géopolitiques tout en protégeant l'environnement.


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