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Le litre de Super vient de repasser au-dessus de 2 euros en moyenne, idem pour le diesel. Ce qui fait craindre aux automobilistes une vraie reprise de la flambée des tarifs.
Publié le 21/07/2026 09:25 Mis à jour le 21/07/2026 09:34
Temps de lecture : 2min
Illustration du prix des carburants le lundi 20 juillet 2026, à Paris. (LP/Olivier Arandel (Staff) / MAXPPP)
L'accalmie n'aura duré qu'un petit mois. Le SP95-E10, l'essence la plus consommée en France, est à 2,005 euros en moyenne, c'est une progression de sept centimes en l'espace de quelques jours. Idem pour le gasoil, dont le litre vaut en moyenne 2,10 euros au 21 juillet, une première depuis le 15 juin.
Derrière cette reprise, il y a celle des cours du pétrole, qui s'étaient calmés avec le retour d'une certaine détente diplomatique entre les États-Unis et l'Iran. Mais, comme on pouvait l'imaginer avec l'instabilité chronique de Donald Trump, cette trêve n'a pas fait long feu et les tensions repartent de plus belle, les cours du brut avec. Alors qu'on était redescendu sous les 80 dollars le baril, cette barre symbolique est de nouveau franchie à la hausse. Mardi 21 juillet au matin, le baril de Brent de la Mer du Nord (la référence en Europe) s'échangeait entre 88 et 89 dollars, son équivalent américain, le WTI, à 82 dollars.
La répercussion sur les prix de l'essence à la pompe est assez rapide car les opérateurs de marché sont aujourd'hui plus réactifs à l'évolution de la situation géopolitique au Moyen-Orient. Les stocks disponibles n'ont pas eu le temps d'être regarnis et l'impact sur le prix du raffinage s'en ressent. Comme la situation se tend à nouveau dans la région, l'impact est plus rapide sur les prix à la pompe par anticipation.
Les automobilistes doivent certainement s'attendre à une remontée durable des prix du carburant à la pompe, qui plus est en cette période de vacances et de grandes transhumances. En effet, tout milite pour un réamorçage à la hausse pendant au moins plusieurs semaines. Le détroit d'Ormuz par lequel transite environ le quart du pétrole mondial est à nouveau verrouillé par l'Iran depuis la reprise des hostilités avec les États-Unis.
Il faut désormais ajouter qu'après l'annonce par les rebelles Houthis du Yémen – soutenus par Téhéran – d'un blocus maritime de l'Arabie saoudite la privant d'accès à ses ports situés sur la Mer Rouge, et menaçant du même coup la capacité du premier exportateur de brut au monde de contourner le détroit d'Ormuz. Après le Golfe d'Oman, la Mer Rouge constitue un nouveau point chaud. Enfin, la Russie a annoncé début juillet 2026, qu'elle interdisait ses exportations de pétrole pour faire face à ses propres pénuries de carburant provoquées par les frappes ukrainiennes sur ses raffineries. D'une crise géopolitique, il faut dorénavant en compter trois en simultané, rien de bon pour les prix à la pompe dans les prochaines semaines.


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