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Le Vanuatu menace d’attaquer la France devant la Cour internationale de justice pour revendiquer la souveraineté de deux toutes petites îles du Pacifique.Matthew et Hunter, deux îlots inhabités de moins d’un kilomètre carré, permettent à la France de bénéficier d’une vaste zone économique exclusive.
Article rédigé par franceinfo - Laura Dulieu
Radio France
Publié le 02/09/2026 08:42
Temps de lecture : 1min
Port Vila, la capitale du Vanuatu, et l'île d'Iririki dans la baie de Port Vila. (Anders Ryman / Corbis Documentary RF)
Les îles Matthew et Hunter, ou Umae Nupne et Leka pour le Vanuatu, dans le Pacifique sont deux toutes petites îles inhabitées, littéralement deux cailloux, qui mesurent moins d’un kilomètre carré. Elles se trouvent à environ 300 kilomètres au sud de l’archipel du Vanuatu et à plus de 400 kilomètres à l’est de la Grande Terre de Nouvelle-Calédonie.
Le Vanuatu revendique la souveraineté de ces îles depuis son indépendance, en 1980, vis-à-vis de la France et du Royaume-Uni. Sauf que, pour la France, il n’est pas question d’en céder la souveraineté. Et pour cause : ce petit kilomètre carré lui permet de bénéficier d’une ZEE, une zone économique exclusive, en plein Pacifique Sud, soit 350 000 kilomètres carrés sur lesquels la France peut donc exercer des droits souverains et économiques en matière d’exploitation et d’usage des ressources naturelles.
Les deux pays avaient entamé en 2025 des discussions pour trouver un consensus, et tout particulièrement sur les délimitations de la zone économique exclusive de chacun. Ces négociations auraient dû se poursuivre en 2026, mais elles ont été repoussées pour ne pas perturber les élections en Nouvelle-Calédonie. Le ton est monté d’un cran au mois de mai. Le Premier ministre du Vanuatu, Jotham Napat, a accusé la France de pratiques coloniales, en la menaçant d’utiliser "toutes les voies diplomatiques et juridiques internationales" si les discussions n’aboutissaient pas.
C’est donc chose faite — ou presque. Parce que la procédure n’est pas lancée à proprement parler. À ce stade, mardi 2 septembre,, le Vanuatu a déposé une requête devant la Cour internationale de justice, mais l’affaire ne pourra être examinée que si et seulement si la France reconnaît et accepte la compétence de la Cour dans cette affaire.
Mais le Vanuatu est presque un habitué des juges internationaux. On se souvient de l’affaire historique portée par l’archipel en 2025, à l’issue de laquelle la Cour a statué que les États sont tenus, en vertu du droit international, de lutter contre le changement climatique.
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