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Par M.K.
Le 16 mars 2026 à 11h32
À compter du 1er septembre 2026, les entreprises de l’État régional du Victoria, en Australie, devront se plier à cette loi pour tous leurs collaborateurs qui peuvent « raisonnablement » œuvrer depuis leur domicile.
Passer la publicité Passer la publicitéIl s’agit de la première législation imposant de telles conditions : à compter du 1er septembre, l’État régional du Victoria, deuxième plus peuplé d’Australie, garantira l’accès à deux jours de télétravail par semaine aux salariés qui peuvent «raisonnablement» travailler depuis chez eux. Une mesure que Jacinta Allan, la première ministre de l’État, a présentée comme un moyen de stimuler la productivité en permettant aux femmes, les jeunes mères en tête, de poursuivre leur activité. «Le télétravail est avantageux pour les familles car il permet de gagner du temps et de l’argent, et il encourage davantage de parents à travailler», a-t-elle déclaré au Times .
Si une exception pour les petites entreprises avait été envisagée, cette loi concernera finalement toutes les sociétés, qu’importent leurs tailles. Cependant, les structures de moins de 15 employés bénéficieront d’un délai supplémentaire : elles auront jusqu’au 1er juillet 2027 pour s’organiser.
Cela a déclenché une levée de boucliers parmi les organisations patronales, qui pointent un manque de liberté. Paul Guerra, à la tête de la Chambre de commerce et d’industrie de Victoria, a averti que cela pourrait inciter certaines entreprises à quitter l’État, rapporte BFM Business . «Cette annonce est tout simplement déconnectée de la réalité et ne fait que démontrer l’incompréhension du gouvernement actuel quant au fonctionnement de notre économie», a quant à lui dénoncé Wes Lambert, DG de l’Association australienne des restaurants et cafés. D’aucuns soulignent également le risque d’accroître le fossé entre les travailleurs qui peuvent œuvrer depuis leur domicile et ceux qui ne peuvent pas.
Un droit potentiellement menacé
Sur le papier, le télétravail semblait déjà largement adopté dans cette région : une enquête de la Chambre de commerce et d’industrie de Victoria révèle que trois entreprises sur quatre proposent déjà des modalités de travail flexibles, et 63% disposent d’une politique formelle en la matière. Mais cela ne suffisait pas pour Jacinta Allan, qui estimait ce droit menacé. «Chaque jour, les syndicats reçoivent des témoignages de travailleurs qui se voient refuser des demandes raisonnables de télétravail», indique le communiqué du gouvernement local travailliste. En 2025, le candidat d’opposition avait effectivement proposé de restreindre cette possibilité pour les fonctionnaires, ce qui avait provoqué un tollé, le contraignant de revenir sur cette idée.
En France, la donne est différente. «Aucun droit au télétravail n’est prévu par le législateur, mais il peut se trouver de fait créé conventionnellement», expliquait au Figaro Maitre Justine Godey, du cabinet du cabinet La Garanderie Avocats. En effet, si un accord collectif le prévoit, l’employeur ne peut le refuser au collaborateur que pour des raisons très limitées et en s’assurant de n’engendrer aucune discrimination, au risque d’être accusé d’inégalité de traitement.


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