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C'est une première mondiale qui s'est jouée loin des simulateurs et des démonstrations soigneusement scénarisées. Samedi 20 décembre, un avion d'affaires Beechcraft 200 –un modèle qui peut accueillir entre sept et neuf passagers en plus des deux membres d'équipage– survolait le Colorado lorsqu'un problème de pressurisation de la cabine est survenu. Le système d'atterrissage d'urgence Autoland, développé par le géant des montres connectées Garmin, a alors été activé.
L'assistant virtuel a pris les commandes de l'engin, communiquant avec les contrôleurs aériens comme l'aurait fait un pilote, pour ensuite atterrir sans encombre à l'aéroport de Rocky Mountain, près de Denver. «C'était la première fois que l'Autoland était utilisé de bout en bout dans une situation d'urgence réelle», a déclaré un porte-parole de Garmin.
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Dans l'aviation, plusieurs systèmes d'atterrissage automatique sont déjà exploités en appui en cas de conditions météorologiques difficiles. Mais réaliser un atterrissage d'urgence intégralement automatisé constitue une nouvelle étape, comme le rappelle le média Futurism.
Le système de Garmin est pensé uniquement pour les situations critiques, permettant de prendre «le contrôle total du vol afin de faire atterrir l'avion lorsque le pilote est incapable d'agir», rappelle le fabricant. L'épisode du Colorado marque ainsi un tournant symbolique pour la sécurité aérienne.
Choix de l'aéroport et atterrissage maîtrisé
Le dispositif Autoland s'est déclenché automatiquement, «l'altitude de la cabine ayant dépassé les niveaux de sécurité prescrits» après que l'appareil a subi «une perte rapide et involontaire de pressurisation», a précisé Chris Townsley, PDG de la compagnie aérienne Buffalo River Aviation. Les pilotes se sont empressés de mettre leurs masques à oxygène, puis «ont pris la décision de laisser le système activé», ajoute-t-il.
Une fois aux commandes, le système autonome a choisi le lieu de débarquement, en fonction de la distance à parcourir et de la longueur de la piste. «Atterrissage automatique d'urgence, à 19 minutes de la piste 30R à KBJC», a-t-il indiqué à la tour de contrôle, dans un message qui aurait semblé relever de la science-fiction il y a encore quelques années.
L'appareil a atterri vers 14h20, heure locale. Il ne transportait aucun passager à bord. Les images publiées par les services d'urgence montrent deux pilotes descendant l'escalier d'embarquement, sereins. Leur choix de laisser l'assistant de vol prendre le relais était motivé et conscient: ils souhaitaient minimiser les variables incertaines. «Bien que le système ait fonctionné exactement comme prévu, les pilotes étaient prêts à reprendre le contrôle en cas de problème», a rappelé le directeur de Buffalo River Aviation.
La Federal Aviation Administration, l'autorité américaine de l'aviation civile, va mener son enquête sur l'incident. Mais une chose est déjà acquise: cet atterrissage innovant a permis de confirmer l'efficacité de la solution Garmin et d'esquisser un futur où, dans certaines situations critiques, la meilleure décision humaine consiste à laisser faire la machine.





























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