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Selon les experts des relations amoureuses, les jeunes adultes traversent une véritable «récession amoureuse». La génération Z, soit les personnes nées entre 1997 et 2012, éprouve davantage de difficultés pour faire des rencontres qui débouchent sur une véritable connexion. Dans un contexte d'économie en berne, couplé à un marché de l'emploi atone et une hausse généralisée du coût de la vie, plus de la moitié des Américains célibataires âgés de 22 à 35 ans affirment que le manque d'argent reste le principal frein aux rencontres amoureuses, selon la dernière enquête nationale de l'institut d'études américain sur la famille.
Cette pression se fait particulièrement sentir dans les grandes villes, à l'image de New York. Quand payer son loyer relève du défi, s'offrir un dîner aux chandelles à 130 dollars (environ 113 euros), des cocktails à 20 dollars (17 euros) ou une place pour voir l'Odyssée sur le grand écran (28 dollars, soit 24 euros) semble tout simplement inaccessible. Dans les parcs de la Grosse Pomme, les rendez-vous galants s'organisent désormais sous forme de pique-niques improvisés, une alternative bien plus abordable.
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La hausse des prix vient s'ajouter à la longue liste des griefs de la gen Z dans sa quête de relations amoureuses. Cette génération se dit désillusionnée par les applications de rencontre. L'ennui lié au scroll infini et l'isolement social exacerbé par l'utilisation excessive des smartphones n'ont fait que compliquer les choses. Les jeunes adultes reconnaissent également que les rencontres dans la vie réelle sont moins fréquentes. Pour certains, sortir moins n'est pas un choix, mais une nécessité dictée par le coût de la vie.
Pression exacerbée en ligne
À cette pression économique s'ajoute celle des réseaux sociaux. Sur TikTok, des influenceurs débattent pour savoir si les rendez-vous autour d'un café traduisent un manque d'effort. Un créateur de contenu a récemment averti ses 1,3 million d'abonnés Instagram que tout homme gagnant moins 100.000 dollars (86.000 euros) par an ne devrait pas être autorisé à sortir avec quelqu'un.
Dans les colonnes du New York Times, plusieurs jeunes adultes témoignent des difficultés à trouver un partenaire quand on gagne à peine plus que le salaire minimum. Pourtant, ce sont justement ces personnes qui bénéficieraient le plus d'une vie à deux pour amortir les effets de l'inflation. Les couples qui partagent un appartement T2 à Manhattan, le quartier le plus cher de New York, économisent plus de 25.000 dollars (près de 22.000 euros) de loyer par an, par rapport aux personnes vivant seules.
Les experts pointent également un manque d'assurance chez les membres de la génération Z lorsqu'il s'agit d'inviter quelqu'un à sortir. Beaucoup s'accordent à dire que cette tendance s'est accentuée depuis la pandémie de Covid-19. Ce que confirme Josh Timmins, un jeune homme de 25 ans: «C'est devenu difficile de rencontrer quelqu'un et de trouver une véritable connexion.» Daniel Rosen, lui, a trouvé un partenaire mais regrette que «les belles soirées en amoureux ne soient même plus à l'ordre du jour une fois par mois». La faute, une fois encore, à l'envolée des coûts des sorties, dans un contexte d'inflation galopante.





























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