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Ses récents propos surprenants, à l’opposé du rôle d’imprécateur dans lequel il se complaît, permettent de supposer sinon un début de sénilité, du moins une grosse fatigue. Il devrait prendre des vacances. Et ça en ferait aussi pour les téléphages.
Après avoir déclaré « Alcool, cannabis, c’est la même chose » l’homme à l’accent qui fleure bon le terroir mais déteste les Français authentiques, a dressé un panégyrique de Cyril Hanouna qu’il avait traité de « merde » dans un de ses livres confidentiels (moins de 1000 ventes). Incroyable. Le démon touché par la grâce. Non, pas Ersilia.
Les propos de Aphatie, pour une fois ni aplati ni apathique, ont déclenché une vigoureuse polémique. Aurait-on affaire à un hippie décati qui a perdu ses cheveux et gardé ses lubies ?
Le 19 décembre, les trublions de Cyril Hanouna ont évoqué les propos tenus par Jean-Michel Aphatie sur le plateau de l’émission « Quotidien » animée par le zigoto Yann Barthès. Fayot mielleux et sirupeux avec tous ceux qui empestent l’islamo-gauchisme. Fielleux et acide, inculture et glaviots compris, contre tout ce qui s’affiche patriote Français.
Pour les vieux, les propos du Basque mal embouché évoquent une époque où les jeunes fumeurs de hasch se défaussaient de leur addiction en fustigeant les vieux ivrognes. Une opposition pertinente dans les années soixante. Dans un contexte radicalement différent. Le produit n’était pas distribué en masse et sa consommation était un vice de musiciens, de poètes et de routards. Moins addictif que l’opium qui avait connu son heure de gloire sous la Troisième République. Kessel, Malraux, Cocteau, Monfreid, Loti et tant d’autres tiraient sur le bambou.
En comparant le cannabis à l’alcool dans une chronique consacrée au narcotrafic, Aphatie a provoqué l’indignation hypocrite d’une partie du public et des chroniqueurs de TBT9. Encore que tout dépend du bout par lequel il faut le prendre. Les alcoolos se disent vertueux comparés aux drogués. Et réciproquement. Quoi qu’il en soit, je voudrais bien savoir combien de personnes parmi ces indignés de la télé n’ont jamais fait tourner un joint ni partagé une cuite avec des copains. Et combien ne se sont pas éclatés avec ces deux distractions ?
Tout ce remue-ménage me fait penser à ces rombières qui prenaient un air outré quand on parlait de sexe alors qu’elles avaient fait des folies de leur corps dans leur jeunesse.
La bonne question qui n’a pas été abordée a déjà été posée par Paracelse, médecin et alchimiste vivant au XVIe siècle qui disait : « Aucun produit n’est toxique en soi, c’est la dose qui fait le poison ». Alcool ou stupéfiants certes, mais on pourrait ajouter que l’abus de talk shows, de télé réalité et de soaps rend complètement débiles ceux qui n’étaient qu’un peu neuneus de naissance.
Pour en revenir au commerce récréatif, aujourd’hui florissant grâce à certains nouveaux Français très dynamiques, le seuil de la surdose généralisée a été franchi. Ce qui relevait naguère d’une curiosité d’esthète pratiquée avec mesure est devenu une véritable pathologie qui finit, à terme, par griller les neurones. Avec souvent le passage à des produits plus performants quand on a fait le tour du sujet.
Plus grave pour la société, les zélites qui ont le pouvoir de décider, d’imposer, d’interdire tout et n’importe quoi, et de brader la France à l’encan, sont pour moitié au moins des cocaïnomanes. Avec d’autres perversions. Consommateurs assidus grâce à leur niveau de revenus.
Aphatie avait-il bu, fumé ou les deux ?
Dans l’extrait qui a fait le tour du web, l’ancien garçon de café de Bayonne a bizarrement commencé par complimenter Cyril Hanouna après l’avoir traité naguère de grosse merde. Il lui reconnaît talent et charisme. Il faut se pincer pour le croire !
Mais à la différence du coup d’État bidon auquel Macronescu a échappé de justesse, il n’y a ni trucage numérique ni IA derrière ce propos décoiffant. Jean-Michel pédale-t-il dans la choucroute ? Ou dans la piperade vu sa région d’origine ? En tout cas, à la différence du disparu d’Amiens, ce Jean-Mi-là est bien vivant. Et apparemment il n’a pas changé de sexe.
N’ayant pas réussi à vendre son torchon T’es une merde frère malgré le complaisant battage organisé par les médias de gauche, Aphatie fait sûrement preuve d’opportunisme plus que d’amende honorable. Un moyen de ramener son bouquin sur le devant de l’actualité et d’attraper par la manche quelques curieux. Technique bien rodée des camelots pour caser leurs presse-purée magiques.
Aphatie est un hypocrite inculte qui veut se donner des airs d’intellectuel
Il est permis de se demander si c’est bien lui qui a écrit le livre publié aux éditions Robert Laffont dans lequel il analyse les comportements télévisuels. Si le brouillon est de sa patte, il y a probablement eu un rewriting. Certains mots ne font pas partie de son vocabulaire. Et les concepts qui renvoient à ses obsessions semblent avoir été retravaillés. On n’écrit pas avec une certaine affectation visant l’élégance sur des sujets complexes quand on est un rustre.
L’ouvrage inclut des analyses de psychothérapeutes sur l’humiliation publique pour critiquer la violence verbale de Hanouna. Tout ça est bien évidemment pompé chez des spécialistes du comportement parce que celui qui a signé le bouquin n’a pas le niveau requis.
D’ailleurs, on le voit bien quand il est en scène, en direct. Face à un interlocuteur un peu pointu qui pourrait le mettre en difficulté, s’il ne parvient pas à lui couper la parole avec la complicité des animateurs, il dérive sur d’autres sujets entrecoupés d’imprécations et d’anathèmes, en criant très fort pour qu’on n’entende que lui. C’est aussi la technique oratoire de Mélenchon qui, lui, n’a pas l’excuse d’être un ignare.
L’important est de ne pas oublier que sous le masque du grognon folklorique, Aphatie est un salopard qui ne rate jamais une occasion de salir la France. La dernière ignominie de celui qui défendait Cahuzac au nom de la gauche morale a eu lieu en février 2025 sur RTL. Quand il a comparé le massacre d’Oradour-sur-Glane commis par des SS sur des civils aux ripostes des militaires français contre les attaques sanglantes des fellagas pendant la guerre d’Algérie. De quoi donner du grain à moudre aux djihadistes de la cinquième colonne.
Aphatie versus Hanouna, on nage en plein dans la projection freudienne pour les nuls
La projection est un mécanisme de protection contre ses propres faiblesses, erreurs, terreurs ou hantises en les attribuant aux autres. C’est aussi un moyen, en les niant, de se dispenser d’une introspection salutaire, écartant toute autocritique ou remise en question.
Depuis des années, le cauteleux Aphatie est un détracteur compulsif de Cyril Hanouna. Il en a fait son obsession. Peut-être par regret de ne pas lui ressembler et jalousie de ne pouvoir l’égaler dans l’art de la dialectique ? Car son subconscient ne peut ignorer qu’il est un poids plume opposé à un poids lourd.
Chez Barthès où il sait qu’on ne lui apportera qu’une molle contradiction, si le présentateur le permet, le disparu de Bayonne s’attache à décrypter les comportements délibérément excessifs du trublion du paf gommant l’évidence : cela fait partie de son personnage et c’est bon pour l’audimat. Il est probable que les vomissures acides de l’ARCOM et ses odieuses persécutions sont largement compensées par les recettes publicitaires liées à l’audience.
Quand Aphatie critique la violence verbale de Hanouna et sa propension à s’agacer vite des opinions contraires, on jurerait qu’il fait son auto-portrait. Et lorsqu’il lui reconnaît du talent, c’est pour en toucher des dividendes indirects. Il n’y aurait aucun mérite à éreinter un adversaire inconsistant. Par contre, s’en prendre à un ennemi très fort valorise le blablateur de service.
Si l’on en croit la vindicte qui le frappe sur les réseaux sociaux, Aphatie serait « le symbole d’un journalisme ringard, au mieux inoffensif et inutile, au pire complice des pouvoirs ». On ne saurait mieux dire.
Christian Navis






























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