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Invité au Grand Jury ce dimanche, l’ancien président a dénoncé les «insultes prononcées» par le leader Insoumis, estimant qu’un rapprochement entre le PS et LFI pour les municipales constituerait une «compromission».
Invité au Grand Jury-RTL-Le Figaro-M6, de ce dimanche 8 mars, le député de Corrèze et ancien président de la République François Hollande, a réaffirmé sa rupture franche avec le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon.
Interrogé sur d’éventuels rapprochements entre le Parti Socialiste et La France insoumise au sujet des élections municipales, dont le scrutin à une semaine du premier tour paraît plus qu’incertain dans certaines villes, François Hollande a estimé «qu’une partie de nos électeurs ne nous suivrait pas», estimant que les «insultes prononcées» par le leader Insoumis «qui a pu avoir des propos à connotation antisémite», constituent une «compromission».
Des propos qui ne marquent pas «seulement une rupture, mais une dérive»
Bien qu’il se soit excusé à travers un tweet, se disant «désolé» d’avoir «déformé par erreur» le nom de Raphaël Gluksmann comme ceux d’autres personnalités, Jean-Luc Mélenchon est sous le feu des critiques, à droite comme à gauche, sur cette ironie malvenue. «Ses propos sont suffisamment graves pour être dénoncés en tant que tel», a affirmé François Hollande, précisant que le discours du leader de LFI ne constitue «pas seulement une rupture, mais une dérive».
«Jouer sur les noms, les physiques, un phénomène que l’on connaît bien dans la vie politique, mais là quand cela prend cette connotation, avec des noms , dont on sait que les personnes sont de confession juive, ça me paraît être très significatif», a rajouté l’ancien président. Un choix, qui selon l’ancien chef d’État, conduira Jean-Luc Mélenchon à «l’isolement».


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