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Politique 25/06/2026 11:34 Actualisé le 25/06/2026 12:16
Le Premier Ministre a annoncé l’activation du plan Orsan de niveau 3 face à la pression grandissante de la canicule sur le système de santé.

LOIC VENANCE / AFP
Face à la canicule, Sébastien Lecornu et Stéphanie Rist ont décidé d’activer le plan ORSAN de niveau trois.
Face à une canicule qui « ne faiblit pas » et « la pression sur notre système de santé » Sébastien Lecornu et Stéphanie Rist ont décidé d’activer le plan Orsan de niveau 3. Selon le premier ministre, il s’agirait du « niveau le plus élevé de mobilisation sanitaire ». Cette phase correspond à une « conduite de crise » en cas de tension majeure.
Ce plan permettra « de renforcer les effectifs hospitaliers, notamment grâce à la mobilisation de la réserve sanitaire », « de renforcer la coordination entre les hôpitaux, la médecine de ville, les cliniques et le secteur médico-social » et « d’adapter les activités hospitalières afin de garantir la prise en charge des conséquences de la canicule, avec des déprogrammations ciblées d’interventions non urgentes lorsque cela est nécessaire », affirme le chef du gouvernement.
« Notre objectif reste le même depuis le premier jour : permettre à notre système de santé de tenir dans la durée et protéger les plus vulnérables », a ajouté Lecornu. Le ministère de la Santé justifie sa décision, en conférence de presse : « On a vu un certain nombre de signaux avec une arrivée plus importante de patient aux urgences ». La multiplication par 4 des passages aux urgences et des appels à SOS Médecins n’y est pas pour rien non plus.
Les effets de la chaleur « peuvent mettre plusieurs jours à se déclarer »
Le ministère a également mis en garde sur l’effet à retardement de la canicule : « Même si les températures sont amenées à baisser dans les prochains jours, les effets sur le corps de la chaleur peuvent mettre plusieurs jours à se déclarer, donc la tension va rester forte sur le système. »
Le niveau 2 du plan ORSAN avait été activé deux jours plus tôt, ce mardi 23 juin, « face à la forte sollicitation des services d’urgence et des SAMU liée à la vague de chaleur ». Il s’agit d’un dispositif déclenché habituellement à l’échelle régionale, il s’agit donc là d’une première au niveau national.
Créé en 2016, le dispositif a pour objectif « d’organiser la réponse du système de santé » pour faire face aux « situations sanitaires exceptionnelles », indique le ministère de la Santé sur son site. Cinq plans existent, dont le plan ORSAN EPI-CLIM, mobilisé actuellement par le gouvernement, qui permet d’assurer la prise en charge des patients « en situation d’épidémie saisonnière et de tensions hospitalières », comme c’est le cas actuellement. La phase 4 du plan sera, quant à elle, enclenchée post-crise pour permettre « un retour progressif à la normale ».
Pour l’heure, les syndicats hospitaliers dénoncent un manque d’équipements des hôpitaux pour faire face à la chaleur, assurant qu’une majorité des établissements ne sont pas climatisés. Couvertures de survie aux fenêtres, climatiseurs mobiles « achetés au supermarché », ventilateurs : de nombreux hôpitaux en sont réduits à « la débrouille », déplorent les professionnels.


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