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Life 19/05/2026 14:25
Cette étude montre qu’une exposition in utero à certaines saveurs pourrait influencer les futures préférences alimentaires des bébés à naître.
EN BREF • Une étude révèle que l’exposition in utero à certaines saveurs pourrait influencer les préférences alimentaires des bébés.
• Les enfants exposés à des saveurs pendant la grossesse réagissent positivement aux odeurs correspondantes, montrant une mémoire durable des goûts.
• Consommer des légumes variés pendant la grossesse pourrait faciliter la diversification alimentaire des enfants.
Manger des carottes, des endives ou des asperges en étant enceinte aide-t-il son futur bébé à forger son palais alors même qu’il n’est pas encore né ? C’est ce que laisse entendre une nouvelle étude, qui s’est penchée sur la perception du goût in utero chez les bébés.
Publiée dans la revue Developmental Psychobiology et menée auprès de jeunes enfants, elle montre que ces derniers sont moins susceptibles de réagir négativement à l’odeur des légumes auxquels ils ont été exposés de manière répétée quand ils étaient dans le ventre de leur mère… Et ce, même s’il s’agit de chou kale, pas vraiment réputé pour sa saveur douce ou sucrée.
Dirigée par l’université de Durham, au Royaume-Uni, cette nouvelle étude fait suite à deux recherches précédentes, dont une publiée l’an dernier dans la revue Appetite, et qui démontrait des résultats similaires chez des nouveau-nés âgés de trois semaines : ceux dont la mère avait consommé quotidiennement des gélules de carotte ou de chou kale en fin de grossesse régissaient positivement à l’odeur de ces légumes.
Sourire ou grimace en découvrant l’odeur du légume
Ici, l’expérience a été menée sur douze de ces mêmes enfants, désormais âgés de trois ans. Les chercheurs leur ont présenté des cotons-tiges trempés soit dans de la poudre de carotte, soit dans de la poudre de chou kale, afin qu’ils en respirent l’odeur.
Leurs réactions ont été filmées pour pouvoir analyser leurs expressions faciales. Il s’est avéré que les enfants exposés à la carotte in utero souriaient en découvrant l’odeur du légume, alors qu’ils avaient plutôt tendance à grimacer en réaction à l’odeur du chou kale. La réaction inverse a été constatée chez les enfants exposés quant à eux à l’odeur du chou avant leur naissance.
Une possible influence sur les goûts alimentaires
Pour les chercheurs, ces résultats montrent que l’aversion qu’ont les enfants vis-à-vis de certains légumes n’est pas une fatalité. Mieux, « on peut en déduire qu’être exposé à une saveur particulière en fin de grossesse peut entraîner chez l’enfant une mémoire durable des saveurs ou des odeurs, susceptible d’influencer ses préférences alimentaires plusieurs années après la naissance », assure Nadja Reissland, l’autrice principale de l’étude et psychologue à l’université de Durham. En d’autres termes : consommer des légumes variés à chaque repas pendant la grossesse pourrait permettre à son enfant d’en apprécier plus tard la saveur… De quoi rendre moins désagréable la période de diversification alimentaire !
L’équipe de recherche précise néanmoins que l’étude ayant porté sur un petit échantillon, des travaux supplémentaires sont nécessaires pour appuyer leurs conclusions.


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