NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Chirurgienne, patineuse, éditeur, pâtissier… Leurs parcours singuliers racontent la France d’aujourd’hui, riche de ses talents et de ses diversités. Né(e)s ici ou venus d’ailleurs, ces femmes et ces hommes inspirent par leur engagement et leur réussite. Leurs portraits sont autant de modèles pour les générations futures. Dans ce troisième épisode, Maé Bérénice Méité, française d'origine ivoirienne et congolaise, a été six fois championne de France de patinage artistique. Avec deux participations aux Jeux olympiques. Un beau palmarès au niveau national. À 31 ans, elle s’entraîne aux États-Unis pour revenir au plus haut niveau. Sur les podiums !
« J'aime à dire que ce n'est pas moi qui ai choisi le patinage, mais que c'est le patinage qui m'a choisi, lance dans un large sourire Maé-Bérénice Méité. Ça combine tout ce que j'aime, la vitesse, les sauts, l'expression sur glace, raconter des histoires, entrer dans un personnage. »
Maé, un prénom court et vif comme une signature, à l'image du dynamisme de cette athlète. Ses débuts ressemblent à un véritable conte de fées. Ses parents, originaires de la Côte d'Ivoire et du Congo, s'installent à Vitry-sur-Seine. C'est dans cette banlieue du Sud parisien, où elle a grandi, qu'elle découvre le patinage pour la toute première fois. « La patinoire de Vitry, j'y ai mis les pieds lorsque j'avais à peine 4 ans, j'y suis allée avec l'école et j'ai adoré. Et depuis, je n'ai jamais quitté la glace, donc ça fait maintenant bientôt 27 ans que j'évolue sur des lames et de l'eau glacée », explique-t-elle.
Son profil atypique, c’est sa force
« Moi, je suis athlétique. Loin du stéréotype de la patineuse, vous savez la petite fille longiligne blonde aux yeux bleus, type poupée russe », souligne Maé-Bérénice Méité. Elle évolue dans un sport, le patinage artistique, où les femmes noires au plus haut niveau se comptent encore sur les doigts de la main. Avant elle, il y a eu l'emblématique championne olympique Surya Bonaly, qui a ouvert la voie.
« En fait, explique la championne, j'ai été préparée pour affronter tout ça. Mes parents m'ont assez vite dit : "tu es une femme, donc il va falloir travailler deux fois plus. Tu es une femme noire, donc forcément il va falloir travailler quatre fois plus pour obtenir un résultat égal avec les autres. Même si tu as un potentiel supérieur, il faudra toujours que tu fournisses plus pour prouver ta valeur." Donc, en fait pour moi, ça n'a jamais été un problème quand j'ai commencé parce que je savais à quoi m'attendre et c'est ce que j'ai appliqué partout, que ce soit à l'école, au patinage, j'allais toujours chercher l'excellence. Je suis une compétitrice dans l'âme, je n'aime pas perdre, donc forcément il y a cet esprit de gagne, cette rage de vaincre qui est naturelle. J'ai juste cultivé ça. Donc, pour moi, c'était un mode de vie, donc ça n'a rien changé à mon évolution et à la manière dont j'ai approché la carrière. »
Le patinage rythme sa vie au plus haut niveau.
Sextuple championne de France dans la catégorie élite, Maé-Bérénice Méité a participé aux Jeux olympiques de Pyeongchang 2018 en Corée du Sud. Elle se souvient avec fierté de ce grand moment : « Aujourd'hui, j'aime regarder ces vidéos, ce sont de beaux souvenirs. Mais il fut un temps, je n'aimais pas forcément me regarder patiner parce que j'avais un peu une vision biaisée de ce que je fais. Je ne voyais que le négatif et je n'arrivais pas à apprécier la performance parce que j'étais toujours dans l'autocritique et le jugement constant. L'enjeu, il était face à moi-même, il était de me prouver que je faisais toujours partie des meilleurs mondial. Et l'objectif sur les Jeux olympiques de Pyeongchang n'était pas le même que sur les Jeux olympiques de Sotchi. À Sotchi (en Russie) mon objectif, c'était le top 10. Je l'ai atteint. Et une chose, c'est que quand je prépare mon état d'esprit à atteindre un objectif, je l'ai toujours fait ».
Avant de se quitter, Maé-Bérénice Méité s'arrête devant une fresque gigantesque en plein cœur de la ville qui représente la patineuse tout sourire. C'est un hommage de la commune de Vitry à sa championne.
Pour afficher ce contenu , il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité.
À lire aussiPortraits des diasporas africaines: Hissein Mahamoud Barkai, le chef pâtissier venu du désert [2/5]


1 day_ago
48


























.jpg)






French (CA)