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Polymarket, la célèbre plateforme de paris en ligne, est désormais interdite au Québec. Du moins, techniquement. La province figure nouvellement dans la liste des pays et des régions où la plateforme n’est pas autorisée. Or, il est encore possible d’y accéder.
« À la suite de démarches entreprises par l’Autorité des marchés financiers (AMF), le Québec a été ajouté par Polymarket à la liste des territoires à partir desquels il est interdit d’accéder à la plateforme (au même titre que l’Ontario) », indique l’AMF dans un message au Devoir.
La modification a été faite en mars dernier, sans toutefois être publicisée. L’information figure à la première page du document des conditions d’utilisation de Polymarket. Toutefois, la plateforme est encore accessible. Et il est toujours possible d’y ouvrir un compte.
Selon la liste des restrictions géographiques sur le site Web de Polymarket, le Québec n’a pas encore été « géobloqué ». Cela signifie que Polymarket n’a pas encore restreint l’accès à son site Web pour les personnes qui s’y connectent à partir d’une adresse IP basée au Québec.
Interdite en Ontario depuis l’an dernier
Il y a un an, la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario a sévi contre Polymarket, lui reprochant de contrevenir à la réglementation canadienne sur les options binaires.
La plateforme a dû payer une amende de plus de 200 000 $ et cesser ses activités en Ontario pour deux ans. Depuis, Polymarket a bloqué l’accès à son site Internet aux résidents de la province.
Toutefois, les utilisateurs les plus déterminés continuent d’y accéder en utilisant un réseau privé virtuel (VPN en anglais), qui permet de changer de géolocalisation.
Ces derniers mois, les paris sur l’actualité sont devenus aussi populaires que controversés. En quelques clics, les internautes peuvent parier sur la politique, le sport, l’économie, et même la guerre. Au Canada, la réglementation interdit les paris sur l’actualité, sauf exception.
En mars dernier, l’entreprise canadienne de services financiers Wealthsimple a obtenu le feu vert de l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) pour offrir certains types de contrats prédictifs très précis.
Wealthsimple a reçu l’autorisation d’« offrir des contrats de négociation prédictive liés aux indicateurs économiques, aux marchés financiers et aux tendances climatiques ». L’entreprise n’aurait ainsi pas le droit de proposer des paris sur le sport ou sur la politique. Elle n’a pas encore mis ce type de produits à la disposition de ses utilisateurs.


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