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  • Présidentielle 2027 : Le Pen balaie la menace judiciaire et domine les sondages

Dans un entretien au Journal du dimanche, Marine Le Pen juge « irréaliste » que la justice puisse encore contrarier sa candidature à la présidentielle. Une assurance que confortent les enquêtes d'opinion, où la candidate du Rassemblement national reste largement en tête, tandis que Jean-Luc Mélenchon se rapproche du second tour. 

La rédaction avec AFP - Hier à 21:29 - Temps de lecture :

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Marine Le Pen ne veut plus entendre parler d'« incertitude judiciaire ». Interrogée par le JDD sur la possibilité que la cour de cassation rejette son pourvoi avant le premier tour, prévu le 18 avril, la leader du Rassemblement national se refuse à « se placer dans une hypothèse irréaliste ». « Je suis éligible, je suis candidate, je suis présumée innocente », affirme-t-elle, estimant que ce paramètre a été « levé » par la cour d'appel et par plusieurs déclarations de hauts magistrats depuis le 7 juillet.

La candidate a annoncé sa candidature mardi, après une décision de la cour d'appel qui lui a rendu son éligibilité tout en la condamnant à un an de bracelet électronique. Cette peine est pour l'heure suspendue par le pourvoi en cassation qu'elle entend former. La haute juridiction a fait savoir qu'elle s'efforcerait de trancher avant le 1er avril 2027, soit avant le premier tour, sans pouvoir le garantir.

Le Pen dénonce par ailleurs la volonté de ses adversaires de faire de la campagne un feuilleton judiciaire. « Moi, je veux qu'elle soit démocratique et je ne laisserai personne confisquer cette présidentielle aux Français », déclare-t-elle, accusant ses concurrents de vouloir « déplacer le débat » pour éviter de parler de leur bilan. Elle défend enfin le « binôme » qu'elle forme avec Jordan Bardella, qui l'aurait remplacée en cas d'empêchement.

Mélenchon en embuscade pour le second tour

Cette sérénité affichée trouve un écho dans les sondages. Selon une enquête Elabe pour BFMTV et La Tribune, Marine Le Pen domine largement le premier tour, créditée de 34 à 35,5 % des voix selon les configurations. Sa condamnation en appel n'entame pas sa position, sa décision de se présenter malgré tout semblant même payante. Elle reste donnée gagnante au second tour, très nettement face à Jean-Luc Mélenchon (67,5 % contre 32,5 %), plus difficilement face à Édouard Philippe (52 % contre 48 %).

La lutte se resserre pour la deuxième place. Le candidat Horizons Édouard Philippe recule de 4 points, à 16,5 %, talonné par Jean-Luc Mélenchon, à 16 %. Le maire du Havre chute même à 14 % si Gabriel Attal se présente pour Renaissance : dans ce cas, le leader de La France insoumise le devance légèrement, à 14,5 %, et décroche la qualification. Le tribun insoumis enregistre un sursaut, oscillant entre 14,5 et 16 % selon les hypothèses, sa meilleure configuration étant celle où la gauche est incarnée par Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier.

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