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Bien qu’éligible à la prochaine présidentielle, la condamnation de Marine Le Pen en appel ce mardi a suscité de nombreuses réactions de responsables politiques, notamment de gauche.
La rédaction - Aujourd'hui à 18:15 | mis à jour aujourd'hui à 18:24 - Temps de lecture :
Rapidement après que Marine Le Pen a été condamnée en appel ce mardi pour détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement national (RN), tout en étant éligible à la présidentielle de 2027, de nombreux responsables politiques ont réagi, notamment à gauche. Les membres du RN ont, eux, ordre de garder le silence jusqu’à la prise de parole de la principale intéressée au JT de 20 heures de TF1.
À gauche, Marine Tondelier (Les Écologistes) a estimé que Marine Le Pen était « une privilégiée » qui « a bénéficié d’une grande mansuétude » de la part de la justice. Boris Vallaud (Parti socialiste) a quant à lui rappelé que la députée du Pas-de-Calais était « une délinquante, coupable de détournement de fonds publics ». Le Parti communiste français (PCF) a tweeté : « Derrière les discours de “probité”, l’extrême droite se sert avant de servir. » Et pour Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise (LFI) et prétendant à l'Élysée, il faut « débarrasser le pays du RN et de ses candidats par la voie des urnes et la volonté du peuple lui-même ».
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« Le bracelet sera vite levé », selon Collard
Sollicité lors de son déplacement en Syrie, Emmanuel Macron s’est refusé à tout commentaire. « Ce qui est sain pour la démocratie, c’est que le président de la République ne commente pas les décisions de justice, donc je vais m’en tenir à cette grammaire », a-t-il déclaré. La députée Ensemble pour la République (EPR) Prisca Thevenot, soutien de Gabriel Attal en vue de 2027, a tancé l'« incapacité du RN à gérer des fonds publics ». Du côté du parti Les Républicains (LR), son secrétaire général Othman Nasrou, soutien de Bruno Retailleau, estime qu'il revient désormais à Marine Le Pen de « prendre la décision qu'elle estime juste ».
Pour Gilbert Collard, ancien membre du RN : « Elle doit être candidate, le bracelet sera vite levé et il finira comme un symbole ! » « La Cour d’appel revient à la raison et permet [… ] à la démocratie de fonctionner », estime pour sa part Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France.


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