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Le Parti communiste français a demandé jeudi au gouvernement de publier l’ensemble des décrets nécessaires à la mise en œuvre effective de la prise en charge intégrale des dépenses liées au traitement du cancer du sein, y compris celles concernant les suites de la maladie, certains textes n’ayant pas encore été publiés.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 12:38 | mis à jour aujourd'hui à 13:10 - Temps de lecture :
Rappelant être à l’origine de la proposition de loi définitivement adoptée par le Parlement en février 2025, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, affirme, dans un courrier adressé à Emmanuel Macron, refuser que les malades aient à « choisir entre se soigner et se nourrir ».
Il demande « solennellement la publication immédiate des décrets d’application et la mise en œuvre rapide de la loi sur l’ensemble du territoire » concernant la prise en charge intégrale de l’ensemble des dépenses liées aux traitements de ce cancer. « Il y a urgence pour les centaines de milliers de femmes concernées », ajoute-t-il.
Des règles de renouvellement des prothèses mammaires « harmonisées »
Le ministère de la Santé a expliqué mercredi que plusieurs décrets d’application avaient déjà été pris, notamment pour « la prise en charge à 100 % des prothèses capillaires ». « Le parcours de soins global a été élargi aux personnes en traitement actif contre le cancer », a précisé le ministère, rappelant que l’expérimentation du financement de « séances d’activité physique adaptée » avait été lancée dans trois régions et était en cours d’instruction pour être élargie à la Martinique.
Enfin, « les règles de renouvellement des prothèses mammaires externes ont été harmonisées afin d’offrir davantage de lisibilité et d’équité aux patientes concernées », avec un renouvellement à douze mois.
Un retard « injustifié » pour Fabien Roussel
La prise en charge des soutiens-gorge adaptés doit faire l’objet d’un arrêté à la fin de l’année. Le panier de « dispositifs de confort », dont le périmètre est encore en discussion, doit donner lieu à un autre arrêté, « prévu début 2027 ».
Concernant la dermopigmentation, la prise en charge étant déjà effective lorsqu’elle est réalisée par des professionnels de santé, un arrêté doit être rédigé pour « définir les modalités d’activité des tatoueurs ». Il sera soumis à concertation « d’ici la fin de l’année », a détaillé le ministère.
Le retard pris sur ces trois points « prive de façon injuste et injustifiée des centaines de milliers de femmes de leurs droits », a insisté Fabien Roussel.


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