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  • « Clochard [...] c'est un choix de vie » : la femme de Bernard Arnault coupée au ...

Les propos de la pianiste et concertiste Hélène Mercier-Arnault, par ailleurs épouse de la première fortune de France Bernard Arnault, ne passent pas : évoquant les sans-abri, elle a estimé que c'était de leur part un « retrait du monde » volontaire.

La rédaction - Aujourd'hui à 10:07 | mis à jour aujourd'hui à 10:15 - Temps de lecture :

Hélène Mercier-Arnault est au coeur d'une polémique après des propos tenus à la radio. Photo Sipa/Matthieu Mirville Hélène Mercier-Arnault est au coeur d'une polémique après des propos tenus à la radio. Photo Sipa/Matthieu Mirville

Ses propos ne passent pas : tout une partie de l'interview, sur RTL le 23 février dernier, de la pianiste Hélène Mercier-Arnault, 65 ans, suscite un tollé, en raison de propos jugés déconnectés, voire méprisants sur les sans-abri. L'extrait, opportunément coupé au montage, n'a pas disparu : il a été révélé par Le Canard enchaîné, après avoir choqué « des oreilles indiscrètes » au sein de la radio.

Selon Blast, qui a également eu accès à l'extrait, cette partie de l'entretien a été supprimée « à la demande de Louis Jublin, attaché de presse de la musicienne, juste après l'émission auprès de l'animateur ». Une version démentie auprès de Mediapart : l'attaché de presse comme RTL affirment que la coupure relève de « la liberté éditoriale » de la station, après un « débriefing ».

« Les SDF, j'y pense pas tous les jours »

La discrète concertiste, souvent vue au côté de son multimilliardaire de mari mais qui préfère, sinon, « rester dans l'ombre », assurait la promotion de son nouvel albul, Lost to the world, avec le violoniste Daniel Lozakovich, au micro de Marc-Olivier Fogiel.

L'entretien est long, et dérive sur d'autres sujets. Dont l'argent, et les impôts : « Il y a beaucoup d'exagérations à ce niveau-là. Je pense que ça enlève de la liberté et du respect à l'être humain que d'être trop assisté aussi. Moi, je ne suis pas pour ça », déclare-t-elle - sur la même ligne que son mari. Avant de demander : « Où va l'argent ? » - « Les routes, l'Education, les conservatoires publics », lui répond Marc-Olivier Fogiel. « Il n'y a jamais vraiment moyen de vérifier », réplique la pianiste, qui juge que les chefs d'entreprise sont plus à même que les politiques pour « gérer l'argent ».

De toute façon, pour Hélène Mercier-Arnault, « l’argent ne fait pas le bonheur. Le bonheur, on le porte en soi », selon elle. Vient ensuite le fameux passage non diffusé. « Ce que je vais vous dire va peut-être vous choquer », anticipe - avec justesse - la concertiste. « Les SDF, j’y pense pas tous les jours, reconnaît-elle. La première fois que j’ai vu des clochards, c’est quand je suis arrivée à Paris. Peut-être qu’à l’époque il faisait trop froid. J’ai l’impression que c’est un choix de vie, avec des gens qui ont décidé de lâcher la ­société. » Et de conclure : « C’est un retrait du monde ».

« Je ne pourrais rien faire »

Relancée par Marc-Olivier Fogiel, qui constate l'écart abyssal entre la réalité sociale et l'immense richesse de son interlocutrice, celle-ci assume de ne pas vivre « avec de la culpabilité tous les jours », jugeant qu’elle « ne pourrait rien faire ». Selon elle, chacun parvient à « trouver la lumière en lui ».

Depuis largement diffusé sur les réseaux sociaux, l'extrait n'en finit plus de susciter des critiques, alimentant les accusations de « déconnexion » face aux situation de pauvreté dans la société.

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