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Devant des équipes sous pression et un nombre de postes vacants « qui s'accumulent », le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec (CSN) réclame une hausse des embauches.
ll est urgent de mettre fin à la diminution drastique des embauches et de donner aux établissements les moyens de recruter le personnel nécessaire avant que la situation ne devienne irréversible, a déclaré la CSN mercredi.
Depuis deux ans et l'arrivée de Santé Québec, le nombre de départ surpasse celui des embauches, selon la présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs (STT) du CHU de Québec, Caroline Verret.
Avant l'entrée de Santé Québec, on avait beaucoup de gens. On faisait des accueils toutes les semaines, puis on avait beaucoup de gens qui rentraient à l'embauche. Présentement, ça rentre au compte-gouttes, estime-t-elle.
Ça rentre à 2, 3, 4, 10 employés par semaine, mais ça sort à 20, 30 employés parce qu'ils s'en vont! Un préposé aux bénéficiaires qui a 20, 30 patients le soir ou la nuit, tu ne peux pas y arriver. C'est impossible d'y arriver.
Chez les préposées et préposés aux bénéficiaires (PAB), près de 20 % des postes demeurent à pourvoir, estime la CSN.
Absentéisme et postes non comblés
En pharmacie, 32 % des postes d'assistantes et assistants techniques en pharmacie (ATP) sont actuellement vacants, avance le syndicat. Ces pénuries ont déjà des conséquences sur les services, selon la CSN, notamment par une réduction des heures d'ouverture en pharmacie.
Quand une personne s'absente parce qu'elle est épuisée ou malade, il n'y a souvent personne pour la remplacer. Ce sont les collègues qui absorbent la charge de travail supplémentaire, estime Caroline Verret.
La présidente estime que le taux d'absentéisme avoisine les 20 % au CHU de Québec-Université Laval.
La CSN cite un manque de préposés à l'entretien ménagers, ce qui augmente le risque d'éclosions, selon le syndicat. [...] Ils vont retravailler [et allonger] leurs routes de travail parce qu'il manque des gens, deux à trois personnes. [...] Ça fait des surcharges énormes.
On ne peut pas reconnaître qu'il manque de personnel partout et, en même temps, maintenir une diminution des embauches qui empêche de remplacer les départs. Cette logique est complètement contre-productive, affirme Mélanie Pelletier, vice-présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CSN).
765 nouveaux employés depuis avril
Le CHU de Québec-Université Laval rappelle que la période estivale représente toujours un défi pour les établissements de santé, notamment en raison des vacances.
La situation demeure toutefois sous contrôle dans les cinq hôpitaux du CHU, même si certains secteurs doivent composer avec des enjeux de main-d'œuvre, note Jean-Thomas Grantham, porte-parole du CHU de Québec.
Le CHU dit procéder à l'embauche de nombreux employés. Depuis le 1er avril, nous avons recruté 765 nouveaux employés, dont 242 personnes en soins infirmiers, et 161 préposés aux bénéficiaires et d’autres arrivées d’employés sont à prévoir dans les prochaines semaines. C'est beaucoup plus que dans les années précédentes, souligne le porte-parole.
Le nombre de départ évitable est aussi en baisse, selon le CHU.
En 2025-2026, le nombre de départs évitables a diminué de 24 %, ce qui représente 223 départs de moins qui ont quitté l’organisation par rapport à l’année précédente.
Le CHU de Québec dit être conscient des défis persistant dans certains secteurs. Malgré les défis, [nos] équipes continuent d’offrir des soins et des services de grande qualité à la population, et nous les remercions sincèrement pour leur engagement au quotidien, conclu le porte-parole.


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