Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Plus de 7 tonnes sous des ailes de 18 m : en 1942, un pilote soviétique a posé ce char dans un champ, puis il est rentré à la base sur ses chenilles

1 day_ago 57

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

En 1942, l’Armée rouge a tenté de transformer un char de combat en planeur, en lui greffant deux ailes de 18 mètres et un empennage amovible. L’engin, baptisé Antonov A-40, a bel et bien décollé, tracté par un bombardier. Mais la physique a vite repris ses droits, et l’histoire a pris un tour aussi périlleux qu’étonnant.

À retenir

  • En 1942, l'ingénieur Oleg Antonov a transformé un char léger T-60 en planeur en lui ajoutant une aile biplan de 18 mètres d'envergure et un empennage bipoutre, projet baptisé A-40 ou KT (Krylia Tanka).
  • Piloté par Sergueï Anokhine et remorqué par un bombardier TB-3, l'engin a décollé mais la traînée excessive a contraint l'équipage à larguer le char en plein vol, qui s'est posé seul avant de rentrer à sa base sur ses chenilles.
  • Seul le Petlyakov Pe-8, mobilisé pour des missions prioritaires, aurait pu assurer le remorquage à la vitesse requise, ce qui a conduit à l'annulation du programme après un unique exemplaire construit et testé.

Un char soviétique qui rêvait de voler sans aucun moteur

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Armée rouge se heurte à un problème logistique récurrent : comment déposer rapidement des engins blindés derrière les lignes ennemies, au plus près des troupes aéroportées ? Contrairement à d’autres nations qui expérimentaient le chargement de petits chars dans des planeurs géants, les Soviétiques avaient opté pour une solution plus artisanale, mais pas moins spectaculaire.

Avant même l’apparition de l’A-40, les forces aéroportées soviétiques sanglaient littéralement des chenillettes T-27 sous le ventre de bombardiers lourds. L’idée était simple sur le papier : voler jusqu’à un terrain d’aviation ennemi ou isolé, puis poser directement l’engin sur le tarmac, sans parachutage ni manutention compliquée.

C’est dans ce contexte qu’un ingénieur du nom d’Oleg Antonov, qui deviendra plus tard une référence mondiale de l’aéronautique avec son célèbre bureau d’études, propose une idée encore plus audacieuse. Plutôt que de transporter un char sous un avion, pourquoi ne pas transformer directement le char en planeur ? L’appareil recevrait ses propres ailes, son propre empennage, et deviendrait capable de se détacher de son remorqueur avant de rejoindre le sol par ses propres moyens, comme un véritable aéronef.

Le choix se porte sur le T-60, un char léger déjà produit en série par l’URSS, suffisamment compact pour envisager une telle conversion. Le projet reçoit le nom d’Antonov A-40, parfois aussi désigné KT, pour Krylia Tanka, littéralement « ailes du char ». L’ambition était claire : livrer un blindé opérationnel directement sur le champ de bataille, sans passer par un parachutage risqué ou un posé d’avion vulnérable.

18 mètres d’envergure pour 7 tonnes d’acier : le pari fou de l’A-40

Sur le papier, le T-60 n’avait vraiment rien d’un planeur. Le char de base pesait 5,8 tonnes, mesurait 4,10 mètres de long et était propulsé par un modeste moteur GAZ-202 six cylindres de 70 chevaux, de quoi rouler, certainement pas de quoi voler. Pour espérer le faire décoller, les ingénieurs soviétiques ont dû lui accrocher une structure aérienne presque aussi imposante que l’engin lui-même.

La solution retenue fut une grande aile biplan, d’une envergure d’environ 18 mètres, pour une surface portante totale avoisinant les 85 mètres carrés, complétée par un empennage bipoutre fixé à l’arrière de la caisse. L’ensemble, char compris, approchait ainsi les 7 tonnes une fois la structure aéronautique ajoutée, un poids colossal pour une voilure de cette taille, même conçue en matériaux légers comme le bois et la toile.

Pour limiter la masse au maximum, les équipes ont retiré tout ce qui n’était pas strictement indispensable au vol : l’armement, les munitions, les phares, et même l’essentiel du carburant, ne laissant qu’une quantité minimale dans le réservoir. Un char de combat totalement désarmé, allégé au maximum, prêt à devenir, le temps d’un essai, un planeur improbable.

Le jour venu, c’est le pilote d’essai soviétique Sergueï Anokhine qui prend place à bord pour l’unique vol d’essai de l’A-40, un essai réalisé non loin de Moscou selon les sources disponibles, les précisions sur le site exact variant d’un document à l’autre. Remorqué par un bombardier TB-3, le char ailé quitte réellement le sol, une scène qui a dû avoir quelque chose de surréaliste pour les témoins présents ce jour-là.

Quand le seul avion assez puissant restait cloué au sol pour d’autres missions

Le vol de l’A-40 est un succès partiel, et c’est bien là tout le paradoxe de cette histoire. L’engin a décollé, s’est maintenu en l’air, Anokhine a réussi à le piloter. Mais la traînée générée par la carcasse du char, même allégée, s’est révélée si extrême que le TB-3 remorqueur n’a pas pu maintenir l’allure nécessaire bien longtemps. Pour éviter que son propre bombardier ne s’écrase, l’équipage a été contraint de larguer le planeur en plein vol.

Livré à lui-même, le T-60 ailé s’est posé dans un champ proche de l’aérodrome. Une fois au sol, les équipes ont largué les ailes biplan et l’empennage bipoutre, redonnant au char son allure normale. Le plus étonnant reste la suite : le conducteur a simplement redémarré le moteur GAZ-202 et ramené le blindé jusqu’à sa base, sur ses propres chenilles, comme si de rien n’était.

Cet atterrissage improvisé a mis en lumière le véritable problème du projet : la puissance de remorquage. Pour tracter l’A-40 à la vitesse requise de 160 kilomètres par heure, seul un avion suffisamment puissant pouvait convenir, et l’armée soviétique n’en possédait qu’un seul candidat sérieux, le Petlyakov Pe-8. Or ce bombardier lourd, l’un des rares de ce calibre dans l’arsenal soviétique, était alors mobilisé pour des missions de bombardement stratégique bien plus prioritaires que le remorquage expérimental d’un char volant.

Sans Pe-8 disponible, et face aux limites évidentes du TB-3, le programme a été jugé inexploitable. Un seul exemplaire aura finalement été construit et testé, avant que le statut officiel du projet ne bascule sur la mention, assez laconique, d’« annulé ».

Il reste aujourd’hui de cette tentative une anecdote savoureuse de l’histoire militaire soviétique, et un symbole assez parlant de l’ingéniosité parfois débridée des bureaux d’études en temps de guerre. L’A-40 n’aura jamais rempli sa mission tactique, mais il demeure l’un des rares exemples concrets, et documentés, d’un char de combat ayant réellement pris son envol, ne serait-ce que le temps d’un seul vol d’essai.

👉 Un petit geste pour Sciencepost ? Suivez-nous sur Google, ajoutez-nous à vos favoris et retrouvez-nous sur Google Actualités pour ne manquer aucune découverte.

Rédigé par Brice L.

Brice est un journaliste passionné de sciences. Il écrit des articles scientifiques depuis plus d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway