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La ministre de la Transition écologique Monique Barbut a annoncé ce chiffre alors que de plus en plus de départements subissent des restrictions d’eau.

JEAN-FRANCOIS FORT / Hans Lucas via AFP
Photo d’illustration. Plus de 40 000 français subissent des coupures d’eau au robinet en raison de la sécheresse au début du mois d’août 2026.
L’approvisionnement en eau est sous tension. En raison d’une sécheresse historique, des milliers de Français sont désormais privés d’eau courante. La ministre de la Transition écologique Monique Barbut a en effet annoncé ce mercredi 12 août que « plus de 40 000 personnes » sont d’ores et déjà concernées par des coupures d’eau au robinet.
En raison de canicules à répétition et d’un manque de pluviométrie, la sécheresse gagne de plus en plus de terrain dans l’Hexagone. « Toutes les régions sont désormais au niveau de crise, sur toute ou une partie de leur territoire, y compris les Hauts-de-France, ce qui n’était pas le cas la semaine dernière », a précisé la ministre.
En conséquence, des mesures de restrictions de l’usage de l’eau sont mises en place. « Elles concernent par exemple l’irrigation agricole, l’arrosage des jardins ou certains usages industriels », a indiqué Monique Barbut à l’occasion d’un point presse sur l’été dantesque que traverse le pays. La ministre a assuré que la priorité du gouvernement reste « l’alimentation en eau potable, qui est déjà sous tension dans 50 départements français », a-t-elle dit lors de cette réunion de crise au ministère.
« Il faut qu’il pleuve là, maintenant »
En Alsace par exemple, un camion-citerne a livré de l’eau potable dans la petite commune de Sainte-Marie-aux-Mines, au nord-ouest de Colmar, où la sécheresse a considérablement réduit le débit des sources qui alimentent les habitations. L’eau au robinet n’a pas été coupée, mais la ressource est en tension, indique La Nouvelle République. De même dans le Jura, où un camion livre de l’eau dans la commune de Villard-Saint-Sauveur depuis le début du mois d’août, rapporte Le Progrès.
Au 1er août, 63 % des nappes phréatiques, principales réserves en eau potable du pays, présentaient des niveaux sous les normales. La sécheresse est donc importante, mais elle n’atteint pas encore le niveau de celle historique de 2022, où au 1er août, 73 % des nappes affichaient un niveau inférieur aux normales.
Pour les prochains mois, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) indique que les prévisions restent « incertaines ». « Il faut qu’il pleuve là, maintenant et que les températures baissent si on veut changer de trajectoire », a expliqué lors d’un point presse David Ratheau, hydrogéologue de l’organisme. D’autant que la canicule continue de se prolonger avant, selon les prévisions actuelles, une fin août probablement plus fraîche.
Les canicules à répétition vont coûter plusieurs milliards à la France
Les canicules à répétition enregistrées lors de l’été 2026 pourraient par ailleurs coûter « de l’ordre de 10 à 15 milliards d’euros » à la France, a alerté ce mercredi la ministre de la Transition écologique, appelant à passer à l’action pour mieux adapter le pays face au changement climatique. « C’est l’estimation de l’Insee et ce chiffre est à prendre avec beaucoup de précautions », a-t-elle toutefois nuancé.
Lors d’une précédente réunion, le 27 juillet, Monique Barbut avait déjà jugé que la sécheresse « historique » à laquelle est confrontée la France se traduirait par des coûts supérieurs aux 5,6 milliards d’euros estimés pour celle de 2022.
Interrogé par l’AFP, l’Insee indique toutefois ne pas être à l’origine de cette nouvelle estimation et ne pas disposer pas à ce stade de chiffrage des coûts directs et indirects de la canicule de l’été 2026.


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