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Politique 31/07/2026 15:53 Actualisé le 31/07/2026 15:55
Sur sa page Facebook privée, Régis Desrumaux, exploitant agricole et président de la FDSEA de l’Oise a insulté la patronne des écologistes de « grosse salope. »
Par Anthony Berthelier avec AFP

SEBASTIEN BOZON / AFP
Pluie de soutiens pour Tondelier, cible d’injures de la part d’un syndicaliste agricole
EN BREF • Marine Tondelier, patronne des écologistes, reçoit des soutiens après avoir été insultée par Régis Desrumaux, président de la FDSEA de l’Oise, sur Facebook.
• Des personnalités politiques de gauche exigent des excuses publiques et dénoncent le « masculinisme agricole » et ses violences.
• La loi d’urgence agricole, réintroduisant deux pesticides interdits, est contestée par des députés écologistes et insoumis devant le Conseil constitutionnel.
« Le masculinisme agricole » et « sa violence. » La patronne des Écologistes Marine Tondelier reçoit de nombreux messages de soutien après avoir été la cible d’un responsable syndical agricole de l’Oise qui l’a insultée sur Facebook en réaction au vote de la loi d’urgence agricole réintroduisant à titre dérogatoire deux pesticides interdits en France.
Sur sa page Facebook privée, Régis Desrumaux, exploitant agricole et président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles FDSEA de l’Oise, a republié un post de Marine Tondelier dénonçant « les agro-industriels de la FNSEA (qui) fêtent au champagne le vote de la loi d’urgence agricole ». « Je n’ai qu’un seul mot qui me vient immédiatement en tête… Grosse salope. Ah mince ça fait deux », a-t-il alors commenté sur le réseau social, selon Le Courrier Picard.
Sur X, Marine Tondelier a rappelé la définition de cette insulte, tout en dénonçant le fait que celle-ci soit employée pour « dégrader sexuellement et moralement » les propos des femmes dans l’espace public. Elle réclame d’ailleurs des « excuses publiques », sans quoi « il y aura des poursuites judiciaires. »
« Banalisation insupportable des insultes contre les écologistes »
En attendant, nombreux dirigeants de gauche s’expriment sur les réseaux sociaux pour condamner la sortie du syndicaliste agricole. « Tu as mon plus total soutien. Il est toujours plus facile de salir une femme avec un mot que de lui répondre avec une idée. L’un demande du mépris ; l’autre exige de l’esprit. Chacun choisit selon ses moyens », a par exemple écrit le premier secrétaire du PS Olivier Faure sur X, dans le sillage de Manuel Bompard et de plusieurs autres élus.
« On attend les condamnations indignées de toute la classe politique. Ou pas », a ainsi ironisé le coordinateur des insoumis, disant attendre des « excuses et les sanctions des responsables de la FNSEA. Ou pas ». La députée écologiste Sandrine Rousseau dénonce pour sa part « le masculinisme agricole » et « sa violence », quand son collègue Alexis Corbière pointe « la banalisation insupportable des insultes contre les écologistes. »
Des députés insoumis et écologistes ont porté la loi d’urgence agricole devant le Conseil constitutionnel, l’appelant à censurer de nombreuses dispositions. Le texte prévoit notamment que l’Agence de sécurité sanitaire (Anses), saisie par le ministre de l’Agriculture, autorise pour des durées limitées, et sous conditions, l’utilisation de deux pesticides : l’acétamipride pour la filière noisette, et le flupyradifurone pour la betterave sucrière, la pomme et la cerise.


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