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Plombée par les craintes d'une guerre prolongée, la Bourse de New York continue de reculer

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La Bourse de New York a ouvert en nette baisse mardi, au quatrième jour du conflit israélo-américain contre l'Iran, plombée par les craintes d'une guerre prolongée et de son impact sur l'économie américaine.

Vers 14H45 GMT, le Dow Jones chutait de 2,19%, l'indice Nasdaq reculait de 2,07% et l'indice élargi S&P 500 perdait 1,97%.

La veille, Wall Street avait résisté au mouvement de baisse ayant entraîné la plupart des autres places boursières.

Une réaction différente

"On observe une réaction différée" des investisseurs américains, explique auprès de l'AFP Steve Sosnick, d'Interactive Brokers.

Conditionnés à ne pas réagir de manière excessive aux gros titres géopolitiques, "ils ont finalement réalisé que cette situation n'allait pas disparaître si rapidement" et qu'elle "pouvait avoir des répercussions internationales très importantes", poursuit l'analyste.

De l'ambassade américaine à Ryad à des centres de données du géant Amazon aux Emirats arabes unis et à Bahreïn, Téhéran multiplie mardi les attaques ciblant des sites liés aux Etats-Unis dans le Golfe, en riposte à la guerre sans précédent lancée samedi par Israël et les Etats-Unis.

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Israël continue, de son côté, de bombarder "simultanément" l'Iran ainsi que le Liban, où il compte déployer des soldats sur de nouvelles positions.

Face à la flambée des prix de l'énergie, les opérateurs s'inquiètent de "l'impact inflationniste" de cette guerre sur l'économie américaine, remarque Patrick O'Hare, de Briefing.com.

L'analyste mentionne aussi de potentielles répercussions sur les bénéfices des entreprises face à "des coûts d'exploitation plus élevés et au ralentissement possible des dépenses de consommation".

Les taux d'emprunts se tendent

La banque centrale américaine (Fed) pourrait ainsi décider de faire une pause dans ses baisses de taux, voire de les relever, ce qui viendrait miner d'autant plus la place américaine.

Wall Street voit généralement d'un bon oeil la perspective d'un assouplissement monétaire, de nature à stimuler la croissance des entreprises.

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Dans ce contexte, sur le marché obligataire américain, les taux des emprunts de l'Etat continuaient de se tendre.

Le rendement à échéance 10 ans s'établissait à 4,10%, contre 4,03% à la clôture lundi.

Celui à deux ans, plus sensible à la conjoncture économique, progressait aussi franchement, à 3,55% contre 3,47% la veille.

"Tout le monde attend de voir si les investisseurs s'adonneront aujourd'hui encore à des achats à bon compte" ou s'ils "conserveront leur attitude prudente tout au long de la séance", souligne M. O'Hare.

Le secteur technologique dans le rouge

Au tableau des valeurs, la majorité des entreprises évoluait dans le rouge, dont les capitalisations géantes du secteur technologique.

Nvidia perdait 1,96%, Alphabet (maison mère de Google) lâchait 2,25%, Amazon reculait de 2,22% et Microsoft de 1,30%.

Même les secteurs de l'énergie et de la défense, qui étaient parvenus à tirer leur épingle du jeu la veille, marquaient le pas.

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Lockheed Martin tombait de 1,85%, RTX de 1,41% et Northrop Grumman de 1,47%, tandis qu'Exxon s'effritait de 1,75%, Chevron de 0,39% et ConocoPhillips de 0,49%.

La situation géopolitique éclipse presque les résultats d'entreprises du jour.

La chaîne d'hypermarchés Target gardait la tête hors de l'eau (+3,38% à 116,99 dollars). Malgré des résultats mitigés au quatrième trimestre, les investisseurs saluent les perspectives de croissance de l'entreprise pour 2026.

Le groupe de grande distribution électronique Best Buy était recherché (+6,53% à 65,61 dollars) après la publication de ses performances trimestrielles montrant une rentabilité en hausse.

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